Univers Mercedes
Le 5 Mai 2013

Bonjour,

Ce forum est fermé. L'aventure Mercedes-Benz s'arrête ici.

Un énorme MERCI à tous les membres qui y ont participé, pour leur temps passé et leur générosité, ce lieu est désormais une source d'infos consultables à tout moment, espérant que cette source de savoir répondra à vos questions ou à votre problème.

Cordialement,

Asca.


 
AccueilAccueil  PortailPortail  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  
Le Forum Univers-Mercedes est fermé. Il restera accessible en ligne pour le consulter en visiteur.

Partagez | 
 

 [Historique] La Mercedes W196 1954-1955 (F1)

Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage
Invité
Invité



MessageSujet: [Historique] La Mercedes W196 1954-1955 (F1)   Jeu 11 Nov 2010 - 15:46

La Mercedes W196 R 1954-1955
Par : Gilles Bonnafous le 18/09/2008

Source : motorlegend



En 1954, la W 196 marque le retour fracassant de Mercedes-Benz dans l’univers des monoplaces après une longue absence ― depuis 1939 avec la W 154. Elle a été développée pour le nouveau règlement de la Formule 1 entré en vigueur la même année (2500 cm3 atmosphérique ou 750 cm3 avec compresseur).


La W 196 est l’une des monoplaces les plus titrées de l’histoire de la compétition automobile. Rarement, un modèle aura dominé à ce point la concurrence. Elle s’impose d’emblée dès sa première sortie, enlevant les deux premières places du Grand Prix de l’ACF devant Manzon sur Ferrari et les deux Maserati 250 F du comte Bira et de Luigi Villoresi. A Reims, Karl Kling termine à la deuxième place derrière Fangio (à un dixième de seconde !). La firme de Stuttgart aurait sans doute monopolisé le podium tant sa domination était écrasante sur les machines italiennes sans l’abandon de Hans Herrmann sur une défaillance mécanique au quinzième des 61 tours de l’épreuve.


Consolation pour le pilote Mercedes né en 1928 à Stuttgart, il a battu le record du tour à 195,463 km/h de moyenne (au troisième tour). La même année, il prendra la troisième place en Suisse et la quatrième en Italie.

 Hans Herrmann terminera sa carrière de pilote en remportant les 24 Heures du Mans 1970 sur une Porsche 917. Quant à Juan Manuel Fangio, il s’adjugera à deux reprises le titre mondial des pilotes (1954 et 1955) sur la voiture.






Pour concevoir la W 196, Fritz Nallinger a eu carte blanche afin d’offrir la meilleure monoplace aux pilotes de la marque à l’étoile. Construite sur un châssis tubulaire de 2,35 mètres et dotée d’une carrosserie en magnésium, la W 196 est motorisée par un huit cylindres en ligne réalisé à partir de deux quatre cylindres. Bourré de haute technologie, ce 2,5 litres reçoit une distribution desmodromique et l’injection directe mécanique Bosch, qui permet d’accroître la puissance tout en réduisant la consommation.




Incliné sur la droite pour abaisser le centre de gravité de la voiture, il développe 257 ch DIN à 8250 tr/mn en 1954 pour atteindre la puissance de 290 ch à 8700 tr/mn en 1955. Ainsi gréée, la W 196 dépasse les 280 km/h (300 km/h en version streamliner ). La boîte de vitesses possède quatre rapports. Quinze châssis ont été fabriqués, y compris le prototype jamais engagé en course.

La version Streamliner ( malgré les apparences, il s'agit bien d'une Formule 1)















Source : motorlegend


Dernière édition par Bob le Mer 11 Juil 2012 - 9:19, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: [Historique] La Mercedes W196 1954-1955 (F1)   Jeu 11 Nov 2010 - 16:35

La Mercedes W196
Par Gilles Bonnafous le 20/08/2007

Source : motorlegend


La scène se passe dans un coin de l’atelier du Classic Center. Une scène presque banale dans ce lieu habitué à recevoir des machines de légende venues bénéficier de quelques soins ou subir un check-up avant une sortie sous les feux de la rampe d’un événement de grande notoriété. Deux exemplaires de la mythique W 196 sont installés sur deux postes de travail. L’une attend que l’on s’occupe d’elle, l’autre, dénudée après qu’on l’a dépourvue de sa carrosserie, montre les atours de sa mécanique sophistiquée. Il faut savoir que la W 196 est l’une des monoplaces les plus titrées et les plus glorieuses de l’histoire de la compétition automobile. Rarement, un modèle aura dominé à ce point la concurrence. En face, sagement rangés, deux autres monstres sacrés attendent leur tour. Il s’agit de deux Flèches d’argent des années trente, une W 125 et une W 154…


La première W 196 porte le numéro de châssis 8. Elle revient de Berlin, où elle a été pilotée le week-end précédent par Lewis Hamilton lors de la Fashion Week, une nouvelle manifestation de mode organisée du 12 au 15 juillet à la Porte de Brandebourg et dont Mercedes est l’un des partenaires. Le palmarès de cette voiture compte une victoire au Grand Prix de Belgique de 1955 avec Fangio ICI. Elle a pour voisine le numéro de châssis 13, qui s’offre une remise en route après une immobilisation. Une journée de travail pour son mécanicien, notamment consacrée à une intervention sur les freins.


Les soins étant terminés, le mécanicien, aidé par un collègue, fait le plein du réservoir. La voiture est ensuite poussée à l’extérieur de l’atelier, où un démarreur électrique introduit dans sa poupe lance le huit cylindres dans un rugissement assourdissant et une forte odeur d’huile de ricin. Le mécanicien fait alors monter la température du moteur pendant cinq minutes à 3000 tr/mn, avant d’enclencher le premier des cinq rapports. C’est ainsi qu’il nous est donné d’assister au spectacle incroyable d’une W 196 faisant plusieurs allers et retours à vive allure dans une rue du quartier ! On songe à Fangio qui, au volant de ce châssis n°13, remporta le Grand Prix des Pays-Bas en 1955, avant de prendre la deuxième place du Grand Prix de Grande-Bretagne…


En 1954, la W 196 marque le retour de Mercedes-Benz dans l’univers des monoplaces après une longue absence — depuis 1939 avec la W 154. Elle a été développée pour le nouveau règlement de la Formule 1 entré en vigueur la même année (2500 cm3 atmosphérique ou 750 cm3 avec compresseur). Quinze châssis seront fabriqués de la W 196, y compris le prototype jamais engagé en course. Jusqu’à huit voitures seront amenées par la marque sur certains Grands Prix, quatre étant réellement engagées. La W 196 existe en deux versions, l’une à roues apparentes, l’autre carénée pour les circuits rapides comme Reims, Monza ou l’Avus à Berlin. Plus agile sur les circuits sinueux, la version classique à roues découvertes sera retenue la plupart du temps. La collection Mercedes compte aujourd’hui six exemplaires, quatre à roues apparentes, dont deux sont exposées au Musée, et deux carénées VOIR : ICI


Construite sur un châssis tubulaire réalisé en deux empattements de 2,21 mètres et 2,35 mètres, la W 196 est motorisée par un huit cylindres en ligne de 2,5 litres à injection directe Bosch — un trois litres existe pour la formule libre (GP de Buenos-Aires). Cette superbe mécanique développe 257 ch à 8250 tr/mn en 1954 pour atteindre la puissance de 290 ch à 8700 tr/mn en 1955. Ainsi gréée, la W 196 dépasse les 280 km/h pour atteindre les 300 km/h en version aérodynamique. Son poids à vide est de 650 kilos — 700 kilos pour la voiture carénée. La W 196 s’impose d’emblée dès sa première sortie, enlevant les deux premières places du Grand Prix de France (ACF) de 1954 disputé à Reims. Les nombreuses victoires qu’elle remportera ensuite vont faire la gloire de cette monoplace. A son volant, Juan Manuel Fangio s’adjuge à deux reprises le titre mondial des pilotes (1954 et 1955).


Sur les douze Grands Prix disputés en championnat du monde de Formule 1 au cours des saisons 1954 et 1955, la W 196 glane neuf victoires, huit pole position et neuf meilleurs tours en course. Une domination totale complétée par quatre doublés (France 1954, Belgique, Pays Bas et Italie 1955) et un quadruplé (Grande-Bretagne 1955).

 A ces neuf victoires, il convient d'ajouter le triplé réalisé au Grand Prix de Berlin en 1954 et le doublé du Grand Prix de Buenos-Aires l’année suivante.

 C’est bien sûr Fangio qui récolte pratiquement tous les lauriers avec neuf succès : France, Allemagne, Suisse et Italie en 1954, Argentine, Buenos-Aires, Belgique, Pays-Bas et Italie en 1955. Une seule victoire pour Stirling Moss (GP de Grande-Bretagne 1955) et Karl Kling (GP de Berlin 1954).

 Trois autres pilotes prendront également le volant de la W 196 :
 Herrmann Lang (Allemagne 1954/abandon), André Simon (Monaco 1955/abandon), Piero Taruffi (deuxième place au GP d’Italie et quatrième à celui de Grande-Bretagne en 1955) et Hans Herrmann (troisième en Suisse et quatrième en Italie en 1954, quatrième en Argentine en 1955).






Source : motorlegend
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: [Historique] La Mercedes W196 1954-1955 (F1)   Jeu 11 Nov 2010 - 21:57

J'aime bien la version Streamliner, elle me fait aussi penser à la type E de chez Jaguar tout en courbe, très flatteur au regard regal
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: [Historique] La Mercedes W196 1954-1955 (F1)   Lun 24 Jan 2011 - 8:54





Mercedes Benz W196 by Giorgio Alisi



Dernière édition par Bob le Lun 7 Fév 2011 - 10:52, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: [Historique] La Mercedes W196 1954-1955 (F1)   Mer 26 Jan 2011 - 13:55

Mercedes W196R 1954-1955
Source : forums.motorlegend.com


Septembre 2007 sur l'ancien circuit de Reims/Gueux... Mercedes-Benz avait sorti de son musée la W196 de J.M. Fangio
Je laisse à nos experts les commentaires car je ne suis pas aussi bon qu'eux !











Jean Alesi au volant
















Copyright Action Automobile et Touristique d'août 1954

A noter qu'il s'agit bien d'une F1 carrossée, ce qui était autorisé à l'époque et non d'une sport, comme la 300SLR clin doeil

Pour en savoir plus un article complet est consacré à la mythique W196 dans Étoiles passion N° 1 (Avril / mai / juin 2008)

Reims 1954-2007 : le retour d'une "Silberpfeile"



Reims, 4 juillet 1954 : pour le GP de l'ACF, apparait pour la première fois la nouvelle W196 R et sa carrosserie profilée. La voiture est ultra-moderne, elle étonne. Elle épatera en course. La voici de retour aujourd'hui sur ce vieux circuit.




Fangio sur la monoplace W196 R à Reims le 3 juillet 1954. Voir : ICI



Le palmarès des W196 R en 1954.



Le palmarès des W196 R en 1955.


http://www.etoilespassion.com


Dernière édition par Bob le Mer 4 Juil 2012 - 6:48, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: [Historique] La Mercedes W196 1954-1955 (F1)   Mer 26 Jan 2011 - 19:30

Une Etoile F1 carrossée, une tout autre époque D accord
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: [Historique] La Mercedes W196 1954-1955 (F1)   Mer 26 Jan 2011 - 19:48

Malachite78 a écrit:
Une Etoile F1 carrossée, une tout autre époque D accord

En fait je crois que le règlement ne stipulait pas expressément que les roues devaient être découvertes à cette époque et Mercedes a profité de cette faille du règlement, les deux carrosseries étaient utilisées en fonction des circuits, circuit lent genre Monaco, monoplace classique, circuits rapide comme Silverstone ou Monza, carrosserie enveloppante, mais les pilotes préféraient les roues dégagées (très mauvais pour le CX) mais plus facile à placer pile poil sur la bonne trajectoire clin doeil
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: [Historique] La Mercedes W196 1954-1955 (F1)   Mer 26 Jan 2011 - 20:00

Pas bête comme idée, de choisir deux carrosseries différentes en fonction des circuits. D accord
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: [Historique] La Mercedes W196 1954-1955 (F1)   Lun 7 Fév 2011 - 10:51

Mercedes W 196, la dernière flèche d'argent 1954-1955
par La rédaction Source : www.caradisiac.com





Les étoiles filantes
L'histoire de Mercedes en Grand Prix n'en finit pas de bégayer... tous les quarante ans !!
Ainsi, le 1er juillet 1954, soit 40 ans jour pour jour après le triplé victorieux réalisé au GP de l'A.C.F. 1914, les Mercedes effectuaient un retour gagnant en formule 1. Octobre 1994, quarante ans après son premier titre mondial de F1, le constructeur allemand, en signant un accord avec McLaren Voir : ICI, la plus professionnelle des équipes de F1, révèle toutes ses ambitions. Au delà des simples coïncidences, une seule volonté: vaincre... L'occasion, aussi, de s'offrir une ballade avec les dernières Flèches d'Argent.


Mercedes W165 Grand Prix 1939

Après avoir pansé les plaies causées par les destructions massives de la seconde guerre mondiale, Mercedes reprend sa place de grand constructeur à l'occasion du Salon de Francfort 1951, en présentant deux nouveaux modèles, les berlines 220 et 300. Désireux de marquer avec éclat cette renaissance mais aussi de renouer avec passé prestigieux, le service compétition est alors timidement réactivé. Les anciennes monoplaces W165 Voir : ICI, reines de la saison 1939 dénichées chez un...ferrailleur son, engagées dans deux courses de formule libre en Argentine en février 1951. Pilotées par Fangio, Kling et Herrmann, Lang, le champion du monde "officieux" de 1939, les grosses 3 litres subissent la loi de la petite Ferrari 2 litres de Gonzales.


Doublé victorieux des 300 SL aux 24 Heures du Mans 1952

Ce simple trait d'union se révèle pourtant riche d'enseignements: aussi prestigieux soit-il le matériel d'avant guerre est périmé et il faut absolument faire du neuf. Le changement de règlement introduisant une cylindrée limitée à deux litres pour les saisons 1952-53, va donner le temps à l'état major de Mercedes de s'armer pour la nouvelle Formule 1 2500 cm3* prévue pour 1954. En attendant, le jour "J", l'équipe va se roder dans les courses de sport avec la fameuse 300 SL Voir : ICI, à portes papillon. Même en période d'échauffement, l'écurie allemande va afficher sa domination: doublé aux 24 heures du Mans, victoire à la Carrera Panaméricaine, au Nurburgring, au GP de Berne... L'organisation sans défaut mise sur pied par Alfred Neubauer en 1934 vient encore une fois de prouver sa redoutable efficacité. Volubile et volumineux, théâtral et autoritaire, celui que l'on surnomme le "Kaiser" ou "Don Alfredo" ou simplement "le gros" fait marcher pilotes, mécaniciens et même ingénieurs à la baguette. L'inventeur des "Flèches d'Argent" affirme haut et clair que ces succès ne sont qu'une simple préface. Bientôt, les Flèches d'Argent seront de retour pour écrire la suite de la légende.


Nées pour vaincre
Pour Mercedes, le plus important n'est pas de participer mais bien de gagner !! Dans cette optique, le bureau d'études ne va reculer devant aucune solution coûteuse ou sophistiquée. Se voulant invincible, la W196 est un véritable cocktail d'innovations: une carrosserie profilée spécialement étudiée en soufflerie, un moteur disposant de l'injection directe, une culasse à commande desmodromique, une boîte cinq vitesses, quatre roues indépendantes, des freins suspendus... Toutes ces solutions techniques ne sont évidemment pas inédites mais c'est la première fois qu'elles sont toutes réunis sur une seule et même formule 1. C'est le modèle le plus révolutionnaire de l'après guerre. Devant une telle débauche de moyens et un engagement aussi absolu de la part d'un grand constructeur, les maîtres italiens font immédiatement figure de géniaux petits artisans et les Britanniques de bricoleurs passionnés...


Mercedes W196 Grand Prix 1954

Avant que le rouleau compresseur ne se mette en marche, c'est Rudolf Uhlenhaut aussi bon ingénieur que brillant pilote qui est chargé d'accomplir la mise du point du premier prototype en compagnie des "anciens" Hermann Lang et Karl Kling. De son côté, Neubauer se charge de convaincre Fangio Voir : ICI, échaudé par le raté de 1951, de rejoindre l'équipe.
Enfin, le 1er juillet 1954, à Reims tout est en place pour le lever de rideau. Les trois W196 impeccablement alignées devant les stands, sont véritablement assiégés par la foule des spécialistes ou des simples curieux. Superbement profilées dans leur robe argentée, elles semblent venir dune autre planète. Très modernes, elles se distinguent par leur ligne très basse, obtenue grâce à la position inclinée du moteur qui se loge ainsi sous un long capot plat. Le tunnel de transmission décalé vers la droite du pilote permet d'abaisser aussi la hauteur du poste de pilotage et d'autoriser une vitesse de pointe frisant les 270km/h. L'opposition prend soudain un sérieux coup de vieux : les Ferrari semblent massives, la Maserati désuettes, tandis que les autres concurrents, faute de moyen, sont contraints de faire durer un matériel dépassé.


Fangio, la bonne étoile !!
Réalisant d'emblée, avec Fangio et Kling, les deux meilleurs temps aux essais, les Mercedes sèment une véritable panique chez leurs adversaires que la course allait pleinement justifiée_ après une quinzaine de tours, toute opposition avait disparu et les deux "Flèches d'Argent" concluait leur premier doublé pour leur première sortie. L'euphorie est de courte durée. Quinze jours plus tard, à l'occasion du GP de Grande-Bretagne, gênés par leur carrosserie enveloppante qui ne leur permet pas de placer leur voiture avec précision dans les virages, l'équipe enregistre une sévère déroute.


Fangio au volant de la W196 de Formule 1 1954

De retour à Stuttgart, les hommes de Uhlenhaut travaillent jour et nuit pour réaliser une nouvelle carrosserie laissant les roues découvertes. Terminée juste à temps pour le GP d'Allemagne, la nouveauté s'impose sans coup férir avec Fangio, prouvant ainsi l'extraordinaire capacité de réaction du constructeur. Récidivant en Suisse puis en Italie, et ajoutant ses deux succès obtenus sur Maserati en début de saison, Fangio s'empare de sa seconde couronne mondiale.


Le moteur de la W196 quasiment couché, pour abaisser le centre de gravité

En plus de la parfaite organisation de l'écurie et de son potentiel technique, le pilote argentin au sommet de son art sera le véritable artisan au triomphe. L'année suivante, Fangio réussira à contenir la fougue et la spectaculaire adresse de Stirling Moss, appelé en renfort et s'offrira son troisième titre mondial après quatre nouvelles victoires. 1955, sera à la fois l'année de tous les succès pour Mercedes mais aussi une année noire. Engagée en catégorie Sport avec le modèle 300 SLR, étroitement dérivé de la F1, la marque allemande enlève cinq victoires sur six épreuves et empoche le championnat du monde des voitures de sport. Un superbe doublé, marqué, hélas par la tragédie des 24 Heures du Mans Voir : ICI. Bien que les dirigeants de Mercedes s'en défendent, il est indéniable que ce drame influença leur décision au moment de définir l'avenir du programme sportif.

Le 22 octobre 1955, les "Flèches d'Argent" garées dans la cour de l'usine étaient symboliquement recouvertes d'une bâche après l'annonce du retrait en compétition. Le duel avec la prometteuse Lancia 1.5L devenue Ferrari pour la saison 56 n'aura jamais lieu. Un rêve fabuleux s'estompe mais l'emprunte des "Flèches d'Argent" reste gravée à jamais dans la légende de la Formule 1.


Palmarès : presque un sans faute
Saisons 1954-55 : 2 titres mondiaux avec Fangio, 12 GP disputés, 9 victoires, 8 poles position, 9 meilleurs tours en course. (Domination totale complétée par quatre doublés (A.C.F. 1954, Belgique, Pays Bas et Italie 1955) et un quadruplé (Grande-Bretagne 1955).

A ces neufs victoires en championnat du monde de F1, s'ajoutent le triplé victorieux du GP de Berlin 1954 et le doublé du GP de Buenos Aires 1955.
Pendant cette période, une Mercedes figurait à chaque fois sur la première ligne de départ d'un GP. Fangio fut le plus titré avec 9 victoires : A.C.F., Allemagne, Suisse et Italie 1954 ; Argentine, Buenos Aires, Belgique, Pays Bas, Italie 1955. Une seule victoire pour Stirling Moss (Grande Bretagne 1955) et Karl Kling (GP de Berlin 1954).
Trois autres pilotes ont également pris le volant de la W I196 :
Hermann Lang (Allemagne 1954/Abandon); André Simon (Monaco 1955/Abandon). Piero Taruffi (2e Italie et 4e GB 1955), Hans Herrmann (3e Suisse, 4e Italie 1954, 4e Argentine 1955).


Fiche technique
15 châssis de la W1 1961 R-W pour Wagen (auto) et R pour Rennen (courses) furent construits : 8 en 1954 dont un prototype de développement jamais engagé en course et 7 en 1955. Le moteur 8 cylindres en ligne à injection directe Bosch développait 257 ch en 1954 pour atteindre une puissance supérieure à 280 ch à l'automne 55 Le poids (à vide) était de 650 kg pour les monoplaces et 700 kg pour les versions carénées.


Conséquence de la tragédie du Mans, Mercedes abandonne la F1 en fin de saison.
Stirling Moss, Juan-Manuel Fangio et leur patron, Alfred Neubauer, bâchent symboliquement les monoplaces.




Source : www.caradisiac.com



Dernière édition par Bob le Mer 11 Juil 2012 - 9:14, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Asca




MessageSujet: Re: [Historique] La Mercedes W196 1954-1955 (F1)   Lun 7 Fév 2011 - 11:29

C'est peut-être con ce que vais écrire, mais j'assume ! Rire

Dans la logique du "mieux est l'ennemi du bien" , je préfèrerai voir des F1 de cette forme, je regarderai je pense. Les F1 d'aujourd'hui n'ont, à mon sens aucun charme, aucune grâce, on s'emmerde à les voir rouler ( en tous cas, JE m'emmerde Amusé )

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: [Historique] La Mercedes W196 1954-1955 (F1)   Mer 20 Juil 2011 - 13:51





Grand Prix de France à Reims le 4 Juillet 1954.
W196 n° 18 Juan Manuel Fangio 1er
W196 n° 22 Hans Herrmann abandon











Fangio Voir : ICI


Dernière édition par Bob le Dim 1 Juil 2012 - 15:17, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: [Historique] La Mercedes W196 1954-1955 (F1)   Sam 23 Juil 2011 - 6:32























Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: [Historique] La Mercedes W196 1954-1955 (F1)   Ven 16 Sep 2011 - 8:26

Ancienne de la semaine : Mercedes W196 (1954-1955)
Publié par Yves-Eric Houpert le 12 septembre 2011
Source : www.sport-prestige.com




Revenons sur une Flèche d’Argent mythique, conduite notamment en Formule 1 par Juan Manuel Fangio en 1954 et 1955 Voir : ICI: la Mercedes W196.

Bientôt, l’édition 2011 du Goodwood Revival mettra à l’honneur Juan Manuel Fangio. Deux raisons à cela : le centenaire de la naissance du pilote et le 60 ième anniversaire de son premier titre de champion du monde de F1. A cette occasion, le circuit du West Sussex (où Fangio a couru deux fois par le passé) accueillera des modèles mythiques. A commencer par la fameuse Mercedes W196.


Ce modèle perpétuait à l’époque la légende des Flêches d’Argent pour la marque allemande. En 1954, celle-ci était en effet de retour en Formule 1 après 15 ans d’absence (en 1939 avec la W154) Voir : ICI. Dès le premier Grand prix à Reims, c’est un succès avec, au volant, Juan Manuel Fangio. Sur deux saisons, le bolide a engrangé 10 victoires (9 pour Fangio et 1 pour Stirling Moss) Voir : ICI permettant ainsi au pilote argentin de remporter en 1954 et 1955 deux titres mondiaux sur les cinq de son palmarès.


La Mercedes W196 existait à l’époque en deux versions. La première avec des roues apparentes, la seconde à carrosserie enveloppante pour les circuits rapides comme Monza et Silverstone. Mais, le plus souvent, c’est la première version qui a été choisie. Construite sur un châssis tubulaire avec deux empattements de 2,21 mètres et 2,35 mètres, la W196 profite d’un huit cylindres en ligne de 2,5 litres à injection directe essence Bosch. Voir : ICI

Il s’agit du moteur M196 de 2 496 cm3, le nouveau règlement de Formule 1 interdisant de dépasser les 2 500 cm3. Cette motorisation permet de développer 260 chevaux à 8 500 trs/min, soit environ 20 chevaux de plus que la concurrence. En terme de performances, avec un poids à vide inférieur à 700 kg, cela donnait une vitesse de pointe de 280 km/h.


Voilà l’une des raisons de l’immense succès de la Mercedes W196 en course. Une période faste qui n’a finalement pas duré longtemps. A l’issue de la saison 1955 marquée par l’accident de Pierre Levegh et de sa Mercedes 300 SLR aux 24 Heures du Mans (80 morts !) Voir : ICI, Mercedes a en effet décidé de se retirer du sport automobile. 56 ans plus tard, la légende continue à Goodwood avec la présentation de l’un des 15 exemplaires du modèle produits à l’époque.

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: [Historique] La Mercedes W196 1954-1955 (F1)   Ven 16 Sep 2011 - 15:49

Intéressant ce reportage. Studieux

Belle vitesse de pointe 280 km/h tout de même!
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: [Historique] La Mercedes W196 1954-1955 (F1)   Mar 14 Fév 2012 - 16:06

Citation :
Belle vitesse de pointe 280 km/h tout de même!

Oui surtout avec de telles roues de bicyclettes dommage



Mercedes-Benz 2,5-l-Rennewagen W 196 R









Pour Asca

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Asca




MessageSujet: Re: [Historique] La Mercedes W196 1954-1955 (F1)   Mar 14 Fév 2012 - 16:23

Une F 1 ? pour moi ? scratch J'aime pas la F1 cmalade

Décidemment .... Rasta Paix MDR MDR

Trinkaf
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: [Historique] La Mercedes W196 1954-1955 (F1)   Lun 20 Fév 2012 - 11:56

Revenir en haut Aller en bas
Asca




MessageSujet: Re: [Historique] La Mercedes W196 1954-1955 (F1)   Ven 13 Juil 2012 - 8:37

Bob a écrit:

Pour Asca

Spoiler:
 

J'ai pas suivi scratch
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: [Historique] La Mercedes W196 1954-1955 (F1)   Ven 13 Juil 2012 - 8:42

Juste un petit clin d’œil sachant ton peu d'intéret pour la discipline Rires
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: [Historique] La Mercedes W196 1954-1955 (F1)   Dim 26 Aoû 2012 - 17:17

GP de france en 54















source:http://www.f1-photo.com
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: [Historique] La Mercedes W196 1954-1955 (F1)   Sam 8 Sep 2012 - 11:34

Mercedes W196


La scène se passe dans un coin de l’atelier du Classic Center Voir : ICI Deux exemplaires de la mythique W 196 sont installés sur deux postes de travail…

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: [Historique] La Mercedes W196 1954-1955 (F1)   Dim 9 Sep 2012 - 14:00

INOUIE, en pleine rue le mécano essaie la voiture

Et c'est marrant, au démarrage il parle d'une forte odeur d'huile de ricin, ça me fait penser au solex que j'avais dans tendre jeunesse, des solex des années 50, on leur foutait un peu de tout dans le moteur pour aller plus vite
et le mécano qui n'a pas le gabarit d'un pilote F1 arrive à rentrer dedans
Bravo Bravo Bravo Bravo Bravo Bravo Bravo
Revenir en haut Aller en bas
Asca




MessageSujet: Re: [Historique] La Mercedes W196 1954-1955 (F1)   Mer 3 Avr 2013 - 10:38

http://fr.espnf1.com/

Une Mercedes W196 retrouvée


Illustration

ESPN Staff 22 mars 2013

Une Mercedes-Benz W196, la voiture que pilotait Juan Manuel Fangio lorsqu'il a remporté le championnat 1954, a été retrouvée après avoir passé trois décennies à l'abandon dans un entrepôt.

L'endroit précis où la monoplace légendaire a été retrouvée après 30 ans dans l'ombre n'a pas été dévoilé. Cette voiture était révolutionnaire pour son époque, que ce soit au niveau de ses suspensions indépendantes ou de son système à injection de carburant, entre autres innovations.

La W196 sera vendue aux enchères cette année lors du Goodwood Festival of Speed en Angleterre. Le propriétaire actuel, qui demeure anonyme, espère obtenir 6 M€ (7,6 M$) pour cette monoplace mythique de la Formule 1.

"Une belle survivante"

"La première fois que j'ai vu cette voiture, j'avais besoin d'oxygène. Il s'agit d'une percée technologique et elle a été conduite par un pilote légendaire", a déclaré Doug Nye, historien de la course automobile, à Eurosport.

"Certaines personnes la trouvent très sale, mais ce n'est pas cela l'important. De nos jours, les voitures vraiment rares sont celles qui n'ont pas été restaurées", a-t-il souligné. "Chaque voiture restaurée perd une partie de son histoire, oblitérée par une nouvelle couche de peinture ou par une reconstruction. Rien n'a été oblitéré sur celle-ci. Elle est tout simplement une belle survivante."


Dernière édition par Asca le Sam 6 Avr 2013 - 5:44, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: [Historique] La Mercedes W196 1954-1955 (F1)   Mer 3 Avr 2013 - 16:16

Probablement Mercedes qui va la racheter , vue la mise a prix
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: [Historique] La Mercedes W196 1954-1955 (F1)   Mer 3 Avr 2013 - 17:23

Pas sur en ce moment tous ceux qui ont du blé ne savent plus où le placer, les banques sont peu sures de nos jours Discret
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: [Historique] La Mercedes W196 1954-1955 (F1)   

Revenir en haut Aller en bas
 
[Historique] La Mercedes W196 1954-1955 (F1)
Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Univers Mercedes :: L'Histoire Mercedes-Benz :: Le Sport et Mercedes-Benz-
Sauter vers: