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 [Pilote] Michael Schumacher

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MessageSujet: [Pilote] Michael Schumacher   Jeu 27 Jan 2011 - 11:22

Michael Schumacher : Les débuts
par Axel Borg le 13/01/2011

Source : www.sportvox.fr





1989 Peter Sauber en compagnie de ses pilotes
Karl Wendlinger, Heinz-Harald Frentzen et Michael Schumacher


Le championnat d’Allemagne de F3, en 1989, donna lieu à une intense bataille entre trois jeunes pilotes aux dents longues: Karl Wendlinger, Heinz-Harald Frentzen et Michael Schumacher. Après leur intense bataille, ces trois jeunes loups furent recrutés par Sauber-Mercedes dans l’optique du championnat du monde de sports-prototypes 1990. Leur parrain serait Jochen Mass, dernier pilote allemand vainqueur en F1, en 1975.
La relève était prête ...


En 1989, deux équipes s’affrontent dans le cadre de la succession de Joachim Winkelhock.
WTS, l’écurie d’un certain Willi Weber, ancien propriétaire de discothèques devenu chef d’écurie en F3 allemande, et RSM, l’équipe d’Helmut Marko, ancien pilote autrichien ayant perdu un œil au Grand Prix de France 1972 à Charade. WTS engage des Ralt Volskwagen et fait courir Michael Schumacher, jeune espoir allemand. RSM fait courir des Ralt Alfa Romeo confiées au jeune pilote autrichien Karl Wendlinger, champion d’Autriche de F3 en 1988. Heinz-Harald Frentzen court également sur une Ralt Volskwagende l’écurie JSK Baumanagement. Le championnat de F3 allemand compte douze manches, dont deux à l’étranger (à Brno en Tchécoslovaquie et à Zeltweg en Autriche, sur le célèbre Osterreichring).


Du 16 avril au 30 septembre, quatre pilotes s’affrontent en la personne de Karl Wendlinger, Michael Schumacher, Heinz-Harald Frentzen et Michael Bartels.
Ce dernier remporte la deuxième course de la saison, le 30 avril au Nürburgring. Mais Wendlinger réplique avec une victoire sur l’AVUS. Bartels gagne la quatrième manche, à Brno, le 11 juin. Le 18 juin, sur l’Osterreichring, Michael Schumacher l’emporte. La loi de l’alternance se confirme dès la manche suivante avec le succès de Frentzen à Hockenheim. Mais Frentzen devient l’exception en alignant deux victoires consécutives puisqu’il remporte la course de Wunstorf, la septième de cette campagne 1989.

Le 29 juillet, à Hockenheim, dans le cadre du Grand Prix d’Allemagne de F1 qui sera marqué par le doublé des McLaren Honda de Senna et Prost, c’est Karl Wendlinger qui s’impose en lever de rideau ... Frentzen réplique dès la manche suivante, avec une troisième victoire personnelle, obtenue à Dienpholtz. Pour l’avant-dernière manche, on assiste au triomphe de Michael Schumacher dans l’Eifel, au Nürburgring. La saison se clôt par une victoire de Michael Bartels à Hockenheim. Bartels et Frentzen ont chacun gagné trois courses, contre deux à Schumacher et Wendlinger. Au final, Wendlinger devient champion d’Allemagne de F3 en 1989 avec 164 points au compteur, contre 163 à ses dauphins Frentzen et Schumacher. Michael Bartels finit quatrième mais restera surtout célèbre pour sa relation avec une certaine Steffi Graf.


Les Sauber vont bientôt troquer leur livrées noires, pour celles des flèches d'argent



En 1990, le trio Wendlinger - Schumacher- Frentzen, ainsi que Fritz Kreutzpointer, sont recruté par Mercedes
La marque allemande vient de frapper un grand coup en 1989, en remportant les 24 Heures du Mans avec l’écurie de Peter Sauber. Elle va reconstituer un Junior Team dans l’optique de revenir en F1 plus de trente ans après la glorieuse épopée des flèches d’argent de Fangio et Moss. Mercedes s’était retirée de la compétition fin 1955, au grand dam d’Alfred Neubauer, après le tragique accident des 24 Heures du Mans Voir : ICI.


Jochen Neerspach est le mentor des quatre jeunes espoirs germanophones, qui apprennent le métier de pilote avec Jochen Mass. Frentzen, Schumacher et Wendlinger se relayent aux côtés de l’ancien pilote de F1 pour les manches du championnat du monde des sports-prototypes. Frentzen est le plus impressionnant des trois jeunes pilotes. Plus rapide que Wendlinger et Schumacher, le natif de Mönchengladbach parvient à effectuer des temps canon tout en ménageant la consommation d’essence de son bolide.


Silverstone 1991


En 1991, Michael Schumacher apprend comme une éponge
La diététique avec l’ancien gourou de Niki Lauda, Willy Dungl ... l’anglais pour communiquer avec les ingénieurs ... les relations publiques et la communication. Gagnant en maturité, le jeune pilote allemand surclasse vite ses deux coéquipiers chez Mercedes. L’amitié entre Schumacher et Frentzen vole en éclats quand Corinna Betsch quitte Heinz-Harald pour Michael.

Schumacher débarque en Formule 1 en 1991 chez Jordan tandis que Frentzen quitte l’Europe pour la F3000 internationale, avant un exil au Japon. Profitant de l’incarcération par la justice anglaise du pilote Bertrand Gachot, Michael Schumacher explose chez Jordan à Spa Francorchamps puis débarque chez Benetton Ford fin1991 et domine immédiatement Nelson Piquet, ce qui fait de lui l’héritier désigné de Prost et Senna en F1.




Schumacher en F1 chez Jordan 1991

Diamant brut chez Jordan à ses débuts à Spa, Schumi est capturé par Flavio Briatore. Jordan et Briatore sont en litige. C’est à la Villa d’Este, hôtel mythique du lac de Côme, que Bernie Ecclestone convie les parties à trancher Voir Ci-Dessous Benetton conserve Schumacher, soutenu par Jochen Neerspach et Willi Weber. Ecœuré par ce qui arrive à Roberto Moreno (qui fait le chemin inverse de Benetton vers Jordan), Ayrton Senna va donner sa façon de pensée à Briatore. Mais le machiavélique directeur sportif italien, qui a passé tant d’années en Amérique du Nord pour le marketing de Benetton, n’en a que faire ...

Il sait qu’il vient de réussir le transfert de la décennie. Briatore n’a aucun scrupule vis-à-vis de Roberto Moreno ou d’Eddie Jordan, les dindons de la farce, pas plus qu’il n’en aura envers Jean Todt en 2001 au moment de convaincre le jeune Espagnol Fernando Alonso de signer comme pilote essayeur chez Renault. Briatore avait découvert Alonso en 2000 lors d’une victoire stupéfiante du pilote asturien à Spa Francorchamps ... Le circuit wallon, juge de paix, est probant de vérité ... Schumacher comme Alonso deviendront tous les deux doubles champions du monde sous les ordres de Briatore, battant en 1995 et en 2006 des records de précocité...




Flavio Briatore & Michael Schumacher chez Benetton 1991
Mercedes a donc mis le pied à l’étrier de Schumacher
En 1992, Wendlinger accède également à la F1 dans l’écurie March-Ilmor. Coéquipier de Paul Belmondo,Wendlinger est confronté en 1993 à JJ. Lehto dans l’écurie Sauber ... Karl Wendlinger retrouve ainsi Peter Sauber qui a décidé de passer en F1. L’écurie helvétique est équipée par Ilmor Voir : ICI, société rachetée par Mercedes. A Northampton, Mario Illien et Paul Morgan conçoivent et fabriquent des V10 sous le nom Ilmor. Mercedes reviendra sous son nom en 1994.

En 1993, Wendlinger fait jeu égal avec Lehto, mais il est beaucoup moins impressionnant que Schumacher avec Benetton. Le jeune Allemand a laminé Patrese en 1993, dominant copieusement son expérimenté coéquipier italien ... Schumi avait déjà pris l’ascendant en 1992 sur Martin Brundle. Chez Sauber, Wendlinger et Frentzen sont coéquipiers en 1994 mais Wendlinger est victime d’un accident à Monaco. Plongé dans le coma, l’Autrichien voit sa carrière interrompue, tandis que Frentzen enchaîne les exploits jusqu’en 1995, attirant la convoitise de l’écurie Williams-Renault, écurie phare du paddock. Frank Williams donnera en 1997 sa chance à Frentzen en remplacement de Damon Hill, champion du monde 1996.

Quand Frentzen se retire fin 2003, Schumacher vient de conquérir sa sixième couronne mondiale à Suzuka, dépassant le mythe Juan Manuel Fangio. Avec 70 victoires, le Kaiser a déjà battu le record de victoires qui appartenait à Prost ... Réunis sur un dernier podium à Indianapolis, en compagnie du futur dauphin 2003, Kimi Raikkonen, Michael Schumacher et Heinz-Harald Frentzen ont depuis longtemps oublié leur amitié, qui se conjugue au passé ... Mais Frentzen, avec seulement 3 victoires, a raté sa carrière, dans l’ombre de Schumacher ...


Schumi/Mika : chronique d’une rivalité (1998-2000)

Source : www.sportvox.fr
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MessageSujet: Re: [Pilote] Michael Schumacher   Jeu 27 Jan 2011 - 11:22

Villa d’Este, l'œil du cyclone
par Axel Borg Source :
www.sportvox.fr




En 1991, un jeune Allemand débarque dans une F1 truffée de noms de légende: Prost, Senna, Piquet, Mansell. Autour de lui, un incroyable thriller politico-juridique va se jouer, de Londres au lac de Côme en passant par Spa Francorchamps ...

Tout commence à Londres.
En août 1991, le pilote belge Bertrand Gachot a une altercation avec un taxi londonien. Gachot utilise alors une bombe lacrymogène pour se défendre. Il ne sait pas encore qu’il vient defaire sonner le glas de sa carrière en F1. Pilote de la nouvelle écurie irlandaise Jordan Ford, Gachot est mis en prison par la justice britannique. Eddie Jordan, le patron du team, tient pour acquis la condamnation de son pilote.


Bertrand Gachot

Le Grand Prix de Hongrie à Budapest vient de passer et l’état d’urgence est décrété chez les Verts. Il faut trouver un pilote pour affronter le toboggan des Ardennes, Spa Francorchamps, le 25 août 1991. Circuit qui constitue avec Monaco le plus grand défi proposé aux pilotes dans le calendrier mondial. Alors que Keke Rosberg tente un retour qui ressemble plus à un coup de bluff qu’autre chose, que Derek Warwick envisage aussi un retour en F1,et que le vieux Stefan Johansson propose ses services, la rumeur parvient aux oreilles d’un certain Willi Weber. Cet ancien gérant de discothèques allemand n’est autre que le manager d’un certain Michael Schumacher, champion d’Allemagne de F3 en 1990, et vainqueur du Grand Prix de Macao 1990. Weber l’a pris sous son aile fin 1988 et lui a donné sa chance en F3 allemande dans son écurie WTS.



En 1990, 2ème saison en F3 chez WTS Motorsport,
Michael devient champion d’Allemagne de Formule 3
(148 Pts, 5 victoires, 6 pole-positions).

Contrairement à ce que Jordan affirmera plus tard, se vantant d’avoir découvert le Baron Rouge, l’accueil réservé à Schumacher fut assez glacial. En vacances en Espagne, l’Irlandais est harcelé par fax et par téléphone. Le coupable est Willi Weber, qui veut absolument profiter de ce coup de pouce du destin pour mettre le pied à l’étrier à son protégé. Schumacher, pilote Mercedes en sport prototypes, vient de courir aux 24 Heures du Mans en juin, battant le record du tour sur le circuit de la Sarthe. Jordan se méfie. Il ne connaît absolument pas Schumacher et demande des garanties financières à Willi Weber, qui multiplie les efforts pour convaincre l’Irlandais. C’est là que Jochen Neerspach,très influent chez Mercedes, intervient auprès de Jordan pour pistonner Schumacher. Et apporter le précieux pactole. Weber avait pu aider Schumacher en F3, mais seul Mercedes peut aider son piloteà gravir l’ultime marche le séparant du Graal que constitue la F1.


Eddie Jordan & Michael Schumacher

L’Irlandais, qui n’a que Johansson comme roue de secours, concède un test à Silverstone, la semaine précédant la manche belge de ce championnat 1991. Et là, c’est la révélation. Schumacher est tout de suite dans un rythme plus qu’impressionnant pour un novice. Mais l’Allemand a été formé à bonne école. Très polyvalent, il a appris l’art du pilotage en karting mais maîtrise aussi les hautes vitesses et les contraintes qui y sont liées via le championnat d’endurance avec Mercedes.

Trevor Foster, directeur technique de Jordan, réalise de suite que Jordan a trouvé une superstar, un pilote fait du même bois qu’Ayrton Senna, valeur étalon de la discipline et futur champion du monde 1991. Foster téléphone immédiatement à Eddie Jordan qui valide alors la présence de Schumacher en Belgique. A Spa, Willi Weber et Schumi partageront une chambre d’hôtel miteuse, faute de mieux. Sur ce circuit, qu’il découvre de surcroît, Schumacher poursuit sa démonstration et éclabousse le paddock de son talent.


Schumacher Spa Francorchamps 1991

Frank Williams, Ron Dennis, Flavio Briatore, tous les directeurs d’écurie sont émerveillés par le jeune Allemand, 22 ans seulement. Spa ne parle que de lui, alors qu’il vient de ridiculiser son coéquipier Andrea de Cesaris, pourtant expérimenté, en qualifications. S’il est un véritable Mozart de la destruction, de Cesaris n’en est pas moins un solide pilote en terme de temps au tour. Mais il fait pâle figure devant celui que le paddock surnomme Spoon Face.
Septième des qualifications, quatrième du warm-up le dimanche matin, Schumacher abandonne au premier tour, embrayage cassé.

Alors que Jordan a fait signer un contrat à Schumacher, Jochen Neerspach, qui possède un bagage juridique, a compris qu’il ne s’agit en réalité que d’une lettre d’intention. Car Neerspach, dans l’intérêt de Mercedes, qui souhaite à terme revenir en F1 après des années d’absence, veut placer Michael Schumacher dans un environnement stable et performant où il pourra apprendre le métier et emmagasiner une expérience en haut de grille. Avant de pouvoir reconstituer la Dream Team du junior team Mercedes, avec Karl Wendlinger et Heinz-Harald Frentzen ... Le diamant brut Schumacher est alors capturé par le très pragmatique directeur de Benetton Ford, Flavio Briatore. Ce dernier fait alors signer un contrat en bonne et due forme au prodige.


Flavio Briatore & Michael Schumacher 1991

Et voilà comment Schumacher décroche un volant dans un des quatre top teams (McLaren, Williams, Ferrari, Benetton) ... autant par son coup de volant que par l’art de la négociation de Jochen Neerspach. Dans ce jeu de chaises musicales, le deuxième pilote Benetton, Roberto Moreno, ami d’enfance de Piquet, fait le chemin inverse, vers Jordan. C’est dire comment Schumacher va être accueilli par Nelson Piquet chez Benetton. Mais Jordan ne veut pas perdre son joyau sans combattre, et lance une procédure juridique contre Benetton.

Avant le Grand Prix de Monza, Bernie Ecclestone en personne réunit les parties dans le salon de l’hôtel Villa d’Este, (célèbre lieu pour ses jardins et son concours d'élégance réservé aux Vintages et oldtimers) au bord du lac de Côme. C’est dans cette ancienne résidence d’été des cardinaux, construite en 1568 et reconvertie en hôtel, que séjourne l’équipe Benetton avant le GP d’Italie. Jordan, Neerspach et Briatore négocient âprement des heures durant. Ayrton Senna, présent ce jour là, fustige Briatore: C’est ignoble ce que tu as fait à Moreno, lance-t-il au malin directeur de Benetton.


Ayrton Senna & Michael Schumacher 1991

Jordan ne parviendra pas à récupérer Schumi. Il est vrai que Benetton paie Schumacher pour courir alors que Jordan réclamait de l’argent pour aligner le jeune pilote allemand. Les finances de l’écurie irlandaise étant exsangues, elle ne peut plus se permettre d’acheter des V10 chez Ford, dont elle est cliente. Quelques jours plus tard, à Monza, Schumacher brise la carrière de Nelson Piquet, triple champion du monde (1981,1983, 1987) et pilote le plus chevronné de la grille (presque 200 GP au compteur). Plus rapide en qualifications comme en course que le pilote brésilien, qui terminera douze secondes derrière lui, l’Allemand confirme qu’il est la future merveille de la Formule 1.

Nullement perturbé par toute la pression qui l’entoure étant donné les pourparlers dont il fait l’objet, mais aussi compte tenu de ses fracassants débuts à Francorchamps, Schumacher n’est devancé que par quatre pilotes à Monza: Mansell, Senna, Prost et Berger. Il prouve alors être doué en course comme en qualifications. L’Allemagne, six ans après le décès tragique de Stefan Bellof, retrouve une figure de proue en F1. Jamais pilote ne connut de début de carrière plus mouvementé que Schumacher, excepté peut être Kimi Raikkonen et Lewis Hamilton.


L'état de grâce se poursuit à Estoril et Barcelone, par deux sixièmes places. Avant d’enchaîner vers une irrésistible ascension vers le panthéon de la F1, qu’il domine désormais avec sept titres mondiaux et 91 victoires. Et se fait une place privilégiée parmi le club des pilotes subjectivement considérés comme les meilleurs de l’Histoire ... Fangio, Senna, Clark, Prost, Nuvolari, G.Villeneuve, Moss, Lauda, Peterson, Stewart, Caracciola, Brabham ou encore Ascari. Si son talent exceptionnel l’a porté vers les plus hauts sommets, nul doute qu’une partie de la carrière du Kaiser Schumacher s’est joué dans le luxueux salon du Villa d’Este ...




Jardin de la Villa d’Este clin doeil

Source : www.sportvox.fr


Dernière édition par Bob le Jeu 27 Jan 2011 - 13:55, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [Pilote] Michael Schumacher   Jeu 27 Jan 2011 - 11:23

Coucou Bonjour à tous



Il serait fastidieux de retracer l'intégralité de la carrière de Michael Schumacher et surtout hors sujet dans la mesure ou il a mené sa carrière en Formule 1, non pas sous les couleurs de Mercedes qui lui a mis le pied à l'étrier, comme nous l'avons vu ci-dessus, mais pour Benetton, puis surtout Ferrari.... l'ennemi juré de la marque à l'étoile........

Personnellement, même si je reconnais au pilote Allemand, un immense talent, je ne suis pas fan de l'homme, quand à son incroyable palmarès, je l'attribut certes à ses incroyables capacités, mais aussi à un manque d'adversaires à son niveau, nul doute que sans Senna, Prost aurait remporté plus de victoires et de titre et vice versa.......

Bref s'il suffisait de lire un palmarès pour sacrer le meilleur pilote de tout les temps, alors assurément Schumacher serait celui-ci !!! Mais il n'en est rien, Les autos, les circuits, les adversaires et tellement de paramètres entrent en jeu, qu'il est illusoires de vouloir comparer les époques....

Néanmoins, je reconnais que son retour très risqué en 2010, m'a bluffé, l'homme n'avait plus rien à prouver et beaucoup à perdre, son retour n'a pas été convainquant en 2010, qu'en sera t-il en 2011, c'est le sujet que je me propose d'aborder dans les posts suivants. Mais avant de nous projeter dans l'avenir, jetons un regard en arrière sur la carrière du Baron Rouge esquissée par petites touches....


Les exploits de Michael Schumacher
par Axel Borg le 19.11.2009

Source : www.sportvox.fr

Le Kaiser a toujours su allier panache et science de la course pour faire mordre la poussière à ses innombrables rivaux ... Montoya, Hill, Villeneuve, Hakkinen, Coulthard, Barrichello puis Raikkonen et Alonso au crépuscule de sa fantastique carrière en F1, ponctuée de 91 victoires en 250 départs. Le palmarès unique de Michael Schumacher, présent en F1 de 1991 à 2006, ne doit pas faire oublier qu’il fut, avant d’être un homme de records, un pilote capable des plus belles démonstrations de pilotage.

Spa Francorchamps 1992 (1re victoire): A la poursuite des Williams-Renault de Mansell et Patrese, Schumi suit son coéquipier Martin Brundle. Parti trop large, le jeune Allemand constate l’état dégradé des pneus pluie de son équipier chez Benetton. Ravitaillant avant tout le monde, Schumacher passe des pneus secs et consolide avec brio sa première place et brûle la politesse à Mansell sur le toboggan des Ardennes.

Interlagos 1994 (3e victoire): Schumacher profite du premier ravitaillement pour doubler Ayrton Senna, qu’il distance ensuite peu à peu grâce à sa Benetton Ford. Mais le pilote Williams, viscéralement attaché à la perspective d’une victoire à domicile, se bat comme un beau diable. L’offensive généreuse de Senna le conduit à un tête-à-queue. C’est l’abandon pour Ayrton et la victoire pour Schumi dans cette manche d’ouverture du championnat 1994. La jeunesse de l’Allemand a eu raison de l’expérience du Brésilien, mais se tue à Imola un mois plus tard, il n’y aura jamais de revanche, et la F1 sera privée de ce duel de titans ...

Spa Francorchamps 1995 (16e victoire): Teintée de vice, cette course prouve aussi le génie de Schumacher. Parti seizième sur la grille du circuit ardennais, il fond sur la première place, retrouvant son challenger pour le titre, Damon Hill. Mettant à profit la pluie intermittente qui s’abat sur Spa, Michael contient Damon malgré les pneus slicks qui équipent sa Benetton Renault. Peu loyal, il empêche littéralement l’Anglais de tenter de dépasser dans les virages ... cette victoire superbe prouve tout de même son habileté redoutable sur piste humide et sa capacité à remonter tout un peloton.

Nurburgring 1995 (17e victoire): Dans cette course où la pluie se révèle intermittente, le génie et le panache de Schumacher font merveille. Sur le circuit de l’Eifel, la Benetton Renault domine les Williams de Hill et Coulthard. Schumi fond ensuite sur Jean Alesi, leader de cette course débridée. A trois tours du drapeau à damiers, le Kaiser double magistralement la Ferrari de l’Avignonnais dans la dernière chicane ... le public, conquis, réserve une ovation au pilote allemand et déploie des oriflammes à sa gloire, tandis que son challenger pour le titre, Damon Hill, vaincu par meilleur que lui, reconnaît sportivement sa défaite en applaudissant son rival du bord de la piste, suite à son abandon prématuré.

Barcelone 1996 (20e victoire): Parti septième, Schumacher porte rapidement l’estocade sur l’asphalte détrempée du circuit catalan. Berger, Villeneuve, Alesi cèdent rapidement devant l’ouragan rouge. Pour sa première victoire avec la Scuderia Ferrari, l’Allemand déploie le grand jeu et prouve qu’il appartient aux as de la pluie, comme Caracciola, Ickx, Clark et Senna avant lui. En effet, malgré un moteur Ferrari poussif en fin de course, le double champion du monde triomphe avec presque une minute d’avance sur son dauphin du jour, Jean Alesi....

Monaco 1997 (23e victoire): Schumacher prend un départ d’anthologie sur le circuit monégasque, dont l’adhérence précaire piège favoris les outsiders. Williams et McLaren au tapis d’entrée, le Kaiser prouve sa virtuosité en écrasant cette course. La grande classe, car gagner à Monaco avec la difficulté supplémentaire d’une piste humide démontre à quel point la maestria du pilote allemand est grande. Avec ce troisième succès en Principauté, Schumi rentre dans la légende et dépoussière le palmarès de la Scuderia, vierge de victoire sur le Rocher depuis 1981 (Gilles Villeneuve).

Spa Francorchamps 1997 (26e victoire): Troisième sur la grille derrière J.Villeneuve et Alesi, Schumacher scrute le ciel jusqu’au dernier moment. Les vannes célestes s’abattent sur le toboggan ardennais ... Le départ est donné sous pace car, le temps de dégager les plus grosses gerbes d’eau ... Le temps aussi pour Schumacher de comprendre que son pari va payer. L’allemand a intelligemment misé sur des pneus intermédiaires. Il dévore ses proies Alesi et Villeneuve avant de creuser un gouffre sur le reste du peloton. Son panache lui permet, comme Ayrton Senna l’aurait fait, de briser le moral de ses rivaux en alignant les tours rapides sur piste humide. Prouvant sa capacité inégalable à jouer d’une piste dont l’adhérence est précaire, entre sec et humide, le leader de la Scuderia Ferrari n’a plus ensuite qu’à contrôler son énorme avance sur Fisichella, opportun deuxième.

Budapest 1998 (32e victoire): Piégé par les McLaren de Hakkinen et Coulthard, souveraines en qualifications et au départ, Schumi se retrouve troisième sur l’infernal tourniquet magyar. Ross Brawn change alors de stratégie ... La Ferrari du pilote allemand passe alors de deux à trois ravitaillements. Plus légère en essence, la F300 de Schumacher virevolte dans l’enfer de virages du Hungaroring ... Enchaînant les tours à une cadence digne d’une séance de qualifications, Schumi s’offre une avance suffisante pour damer le pion à Hakkinen et Coulthard ... Hakkinen subit ensuite un problème mécanique. Vainqueur prodigieux de cette course tactique, Schumi relance ses chances au championnat du monde face à Mika Hakkinen.

Monaco 1999 (35e victoire): Piégeant le poleman Hakkinen à Sainte-Dévote, Schumacher imprime un train d’enfer dans le dédale monégasque. Le Finlandais part à la faute dans la descente du Casino et permet à Eddie Irvine de protéger son leader. L’Allemand, lui, poursuit son récital en tête de la course, frôlant les rails avec une habileté diabolique dont lui seul a le secret, et s’impose avec une très large avance sur ce circuit de pilotage.

Nurburgring 2000 (39e victoire): Véritable prédateur, Schumacher fond sur sa proie, Hakkinen, dès le treizième tour, quand la pluie rend l’adhérence du circuit de l’Eifel très précaire. La Ferrari s’envole et réalise un festival malgré la résistance de la McLaren Mercedes du champion finlandais. Le panache de Schumacher lui permet de signer sa première victoire sur le sol allemand à bord d’un bolide de la Scuderia ... succès qui lui permet de caracoler en tête du championnat 2000.

Suzuka 2000 (43e victoire): Poleman, Schumacher cède au départ le commandement à Hakkinen. Dépassant sans cesse leurs limites, les deux challengers pour la couronne mondiale se poussent mutuellement dans leurs derniers retranchements. Hakkinen et Schumacher creusent d’ailleurs un écart abyssal sur leurs équipiers respectifs, Coulthard et Barrichello. Troisième au final, le pilote écossais concèdera plus d’une minute au vainqueur du jour, Michael Schumacher. Le Baron Rouge, au prix d’une attaque phénoménale, devance son rival de McLaren au second ravitaillement ... le Cavallino est lancé vers le sceptre ... Schumi gagne alors son troisième titre mondial personnel, le premier avec Ferrari, et réalise son rêve! Sur un circuit juge de paix, malgré une tension psychologique terrible, l’Allemand a réalisé un sans faute et a su puiser dans ses réserves pour distancer Hakkinen, dauphin magnifique.

Sepang 2001 (46e victoire): Alors que l’orage tropical s’abat sur Sepang, Schumacher se retrouve dans le ventre mou du peloton. Lorsque le pace car relâche la meute, le fauve sort ses griffes face à des rivaux aussi impuissants que des fétus de paille. Schumi entame une poursuite fantastique, doublant notamment Barrichello et Coulthard ... La concurrence est prévenue, Schumacher est bien décidé à ouvrir une ère Ferrari. Avec une monoplace italienne aussi rapide qu’une fusée face à un essaim de guêpes, le dessein du Kaiser sera exaucé ... jusqu’en 2004!

Spa Francorchamps 2002 (63e victoire): Déjà titré depuis Magny Cours, Schumi poursuit son hégémonie sur son circuit fétiche, par un cavalier seul... une seconde au tour plus rapide que Barrichello, deux secondes plus vite que le reste du peloton (Williams, McLaren), laminé ... sur le géant des Ardennes, l’Allemand a montré qui était le patron, s’envolant dès les premiers tours sans que rien ni personne ne puisse contester sa suprématie. Cerise sur le gâteau, avec cette dixième victoire dans sa campagne 2002, Schumi bat le record de victoires en une saison qu’il co-détenait avec Nigel Mansell. Il le portera à onze fin 2002 puis à treize en 2004. Bien entendu, le leader de la Ferrari parachève ce triomphe belge par un Grand Chelem ... parti en pole position, il décroche sans opposition le meilleur tour en course.

Imola 2003 (65e victoire): Le décès de sa mère Elisabeth le samedi contraint Michael à effectuer un aller-retour en hélicoptère vers Cologne. Mais le dimanche, une fois casqué, Schumi redevient l’impitoyable gladiateur des circuits ... le Kaiser, parti en pole, a de plus sur les épaules une terrible pression de la part de la presse italienne et des tifosi, après un début de saison chaotique. Malgré cette épée de Damoclès suspendue au dessus de la tête, l’Allemand remet les pendules à l’heure sur l’autodrome Enzo et Dino Ferrari, s’imposant avec autorité devant Kimi Raikkonen. Iceman, à bord de sa McLaren Mercedes, sera l’adversaire le plus coriace de Schumi dans cette campagne 2003 au suspense digne d’un film d’Alfred Hitchcock.

Gilles Villeneuve 2003 (68e victoire): Alors que les Williams BMW de Ralf Schumacher et Montoya sont plus performantes que sa Ferrari, notamment grâce à la suprématie de Michelin sur Bridgestone, Michael réalise l’exploit de contenir les assauts des monoplaces anglo-allemandes, dans une application de la fable "Le lièvre et la tortue". Il plie mais ne rompt pas et triomphe sur ce circuit canadien.

Monza 2003 (69e victoire): Dominé par Montoya et Raikkonen durant un été où Bibendum a surclassé Bridgestone, Michael Schumacher a touché le fond à Budapest. Huitième sur le circuit magyar, le pilote allemand a vécu l’humiliation suprême d’un drapeau bleu, cédant un tour au vainqueur du jour, le jeune Fernando Alonso. Alors que le classement se resserre (M.Schumacher 72, Montoya 71, Raikkonen 70), le Kaiser est contraint de réagir dans le temple de Ferrari. Poleman, Schumi résiste avec ardeur à une tentative de Montoya (Williams BMW) à la chicane, dans le premier tour. Insensible à la pression, le quintuple champion du monde brise la spirale de la défaite et renoue avec la victoire qui le fuyait depuis le Canada ...

Indianapolis 2003 (70e victoire): Dans ce lieu mythique, Montoya, Raikkonen et Michael Schumacher vont se disputer le titre 2003. Donné battu pendant un été très compliqué, le phénix allemand renaît de ses cendres à Monza, et n’abdique pas face à deux jeunes prétendants assoiffés de gloire.Le quintuple champion du monde, englué dans le peloton après un départ catastrophique, va remonter un à un ses rivaux, mettant à profit une pluie miraculeuse qui s’abat sur le mythique tracé américain, avant d’enchaîner les tours rapides avec une régularité de métronome... Schumi justifie ainsi son statut de Regenmeister. Même Iceman, dont la virtuosité crève les yeux sur la vétuste MP4/17D, ne peut l’empêcher de conquérir sa sixième victoire de la saison ... celle qui lui ouvre grand les portes d’une sixième couronne mondiale ... record absolu devant Fangio.

Magny Cours 2004 (79e victoire): Schumi et Ross Brawn, qui ont atteint en 2004 la quadrature du cercle, via une F2004 proche de la perfection, refont le coup de Budapest 1998 en plus grand. Alors que lFernando Alonso domine Schumi sur le circuit nivernais, sans que l’Allemand ne puisse espérer le dépasser, Ross Brawn propose de passer de trois à quatre arrêts en pleine course ... mettant en pratique une théorie déjà échafaudée au Grand Prix de France ... 1995, en pleine époque Benetton! Cette année là, Flavio Briatore avait opposé un veto irrévocable à cette stratégie finalement payante en 2004 ! Le pilote du Losange est finalement battu par son prestigieux aîné, qui se dirige tout droit vers son septième sacre mondial ... Mais Alonso prendra sa revanche en 2005, à Imola dans un premier temps, avant de forcer le destin, par un coup d’Etat qui met un terme au règne implacable de Schumi (2000-2004).

Autres courses, autres exploits

Monza 1991: Pour son deuxième Grand Prix seulement, Schumi domine de la tête et des épaules son expérimenté coéquipier chez Benetton, le triple champion du monde Nelson Piquet. Qualifié devant Piquet, il finit cinquième à Monza, toujours devant son équipier, sixième à l’arrivée. Sensation du week-end italien, Schumacher confirme ses éclatants débuts de Spa Francorchamps.

Barcelone 1992: Derrière l’intouchable Mansell, le jeune Schumacher fait parler son talent sous la pluie qui inonde le circuit catalan. Même Senna, pourtant réputé comme le meilleur pilote dans des conditions pluvieuses, ne peut pas suivre la Benetton Ford du jeune Allemand. Senna part d’ailleurs en tête-à-queue, alors sur Schumi, pour son dixième Grand Prix, termine en dauphin de Mansell. Schumacher consolide alors sa troisième place au championnat du monde des pilotes, derrière Mansell et Patrese.

Monaco 1993: Après la pénalité qui frappe Prost, Schumacher se retrouve leader en Principauté, devant Ayrton Senna, quintuple lauréat de cette course à nulle autre pareille. Mais Senna, sur son agile McLaren, est incapable de suivre le rythme infernal de Schumacher, qui doit abandonner au trentième tour sur problème mécanique. Senna gagne pour la sixième fois sur le Rocher mais Schumacher aurait pu remporter dès 1993 une première victoire à Monaco.

Barcelone 1994: En tête du Grand Prix d’Espagne, Schumacher a déjà gagné les quatre premières manches du championnat. Suite au décès de Senna, qui a porté un coup au moral de l’équipe Williams Renault, le suspense de ce championnat millésime 1994 semble nul ... Seul Damon Hill peut encore entretenir l’espoir. Pour cela, il lui faut une victoire. La providence va aider le Londonien. Privé de cinquième vitesse au tiers de la distance, Schumacher est interrompu dans son cavalier seul. Hill en profite pour remporter cette course. Mais contre toute attente, Schumacher ne renonce pas et parvient à maintenir sa Benetton Ford à la deuxième place de la course ... adaptant son pilotage à ce handicap de taille, l’Allemand réussit même la prouesse de tourner à seulement une seconde du meilleur tour qu’il avait établi en début d’épreuve. Hallucinant !

Sepang 1999: à Kuala Lumpur, sur un nouveau circuit, qui remplace Buenos Aires au calendrier mondial, Michael Schumacher effectue son come-back, trois mois après son accident de Silverstone. Aidant Eddie Irvine dans sa lutte pour la couronne face à Hakkinen, Schumi prouve sa capacité phénoménale à apprendre un tracé, comme tout grand pilote qui se respecte... malgré son manque de compétition (même s’il a tourné à Mugello et Fiorano, les deux pistes privées de la Scuderia Ferrari), le Diable Rouges s’adjuge la pole position avec presque une seconde de marge ... et réalise une course de toute beauté, favorisant l’échappée belle d’un médiocre Irvine, en défendant sa deuxième place face à la McLaren Mercedes d’Hakkinen, dépourvu de la moindre chance de dépassement. Mais sans Irvine, Schumacher aurait pulvérisé l’opposition à Sepang. Le patron est de retour, le rouge Ferrari va bientôt virer à l’écarlate... et la concurrence ne sait pas encore qu’elle va subir son hégémonie pendant cinq ans, de 2000 à 2004.

Silverstone 2003: Dominé par Barrichello en qualif, Schumacher boit le calice jusqu’à la lie. piégé par un évènement inattendu, l’apparition d’un énergumène dénudé (kilt excepté) sur la piste de Silverstone, Schumi se retrouve quatorzième après l’inévitable intervention du safety car. Alors que Barrichello, Montoya et Raikkonen prennent la poudre d’escampette en tête de la course. Schumacher effectue une spectaculaire remontée dans le peloton. Il dépasse notamment son coriace ennemi Jacques Villeneuve, avant de se livrer à un duel féroce avec la Renault de Fernando Alonso. Pas impressionné pour un sou, le jeune Espagnol ne cède pas facilement sa place au Kaiser, qui doit employer les grands moyens... Peu fair-play, la Ferrari de l’Allemand envoie la R23 du pilote d’Oviedo "jardiner" hors de la piste de Silverstone. Ce passage en force de Schumacher, implacable, l’envoie vers une inespérée quatrième place. Véritable samouraï, Schumi a prouvé qu’il ne renonçait jamais. Son exceptionnelle combativité, conjugée à sa redoutable expérience, lui permet de compenser la faiblesse des pneus Bridgestone, surclassés par les Michelin en cet été 2003. Montoya et Raikkonen n’abdiquent pas et talonnent le quintuple champion du monde, lancé à la poursuite d’un sixième titre, qui en ferait le maître absolu des palmarès de la F1, devant le grand Fangio en personne !


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MessageSujet: Re: [Pilote] Michael Schumacher   Jeu 27 Jan 2011 - 11:23

Controverses autour de Michael Schumacher
par Axel Borg le 6/08/2008

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On le sait, Michael Schumacher ne laisse personne indifférent, sa carrière brillante est cependant controversée, que ce soit sur ou en dehors de la piste. Voici pourquoi ...

Grand Prix de Macao 1990 (F3): Devancé de plus de deux secondes par un certain Mika Häkkinen dans la première manche, l’Allemand passe le Finlandais au départ de la seconde. Mais Häkkinen colle au train de son rival. Dans le dernier tour, Häkkinen, trop ambitieux, veut passer Schumacher un peu trop large, alors qu’il gagnerait à coup sûr à l’addition des temps des deux manches. L’Allemand se rabat, détruisant le cockpit de la Ralt du pilote scandinave. Schumacher gagne alors le Grand Prix de Macao et une prime de 30000 euros allant avec ...

Grand Prix de France 1994: Troisième des qualifications derrière les Williams Renault de Damon Hill et Mansell, la Benetton Ford de Schumi laisse sur place les bolides de Didcot au départ, et surtout sans laisser de trace de patinage ... La suspicion, déjà dans l’esprit de Senna avant son décès, redouble envers la monoplace de Ross Brawn et Rory Byrne.

Grand Prix de Grande-Bretagne 1994: Dépassant le poleman Damon Hill dans le tour de formation, la Benetton n°5 de Schumacher est condamnée au drapeau noir (exclusion de la course). Drapeau ignoré par Schumi à la demande de son chef d’écurie, Flavio Briatore. Schumi finit second mais se retrouve convoqué place de la Concorde, à Paris, au siège de la FIA, qui frappe fort. Un peu comme pour Al Capone dont on ne pouvait prouver les crimes mafieux,la FIA ne peut prouver l’antipatinage dont on soupçonne Benetton. La FIA retire la deuxième place de Silverstone au leader du championnat et le suspend pour deux courses, ce dont Briatore fait appel. Des voix s’élèvent pour protester contre ce traitement, on accuse la FIA de vouloir ménager ainsi le suspense au championnat et les audiences TV ... même si une grande partie du paddock n’est pas mécontente, vu l’impopularité et l’arrogance de Briatore.

Grand Prix de Belgique 1994: Magistral sur le toboggan ardennais de Spa, Schumacher sonne l’hallali face à son rival Damon Hill. Mais les commissaires le déclassent pour usure excessive du fond plat. Schumi perd cette victoire de prestige sur tapis vert. Cet épisode belge donne de l’eau au moulin de ceux qui pensent que l’écurie Benetton triche depuis le début de la saison (antipatinage voire autres tricheries).

Grand Prix d’Australie 1994: Harcelé pendant 36 tours par un Damon Hill au sommet de son art, Schumi commet une erreur à Adelaïde. Erreur qu’il transforme en collision lorsque la Williams de son rival veut passer en tête. Schumi abandonne tandis que Hill rentre au stand, suspension cassée, pour ne plus en ressortir. Premier titre houleux pour l'Allemand.

Grand Prix du Brésil 1995: Pour la pesée du début de saison à Interlagos, le poids de la monoplace est mesuré pilote à bord, le jeudi précédent la course. Schumacher se présente à la pesée avec 77 kg, en compagnie de sa Benetton Renault n°1. Le lendemain, suite à une cure express, le champion du monde en titre présente 72 kg sur la balance. Max Mosley, président de la FIA, enrage: C’est un comportement indigne d’un champion du monde.

Grand Prix du Japon 1997: En début de course, Jacques Villeneuve impose un rythme de sénateur à Suzuka, mais Eddie Irvine en bon lièvre le dépasse, puis se transforme en tortue face au Canadien dès que Schumacher a pris la tête. Le Québécois fustige ensuite la course d’équipe machiavélique des Ferrari, orchestrée de main de maître par Jean Todt, pour qui la fin justifie tous les moyens.

Grand Prix d’Europe 1997: Suite à l’accrochage face à la Williams Renault de Jacques Villeneuve, Schumacher est victime de l’opprobre générale, presse allemande et italienne comprise. Même les tifosi l’estiment coupable de sa manœuvre de Jerez. Curieusement, Schumacher retrouve Villeneuve dans une discothèque près de Jerez le dimanche soir ... Prenant des photos avec Corinna et le champion du monde, Schumacher les fait publier la semaine suivante dans des tabloïds allemands, afin de minimiser l’impact de son geste en piste et faire croire à une réconciliation avec Villeneuve.

Villeneuve enrage et perd définitivement tout respect pour Schumi.

Grand Prix du Canada 1998: En tête de la course à Montréal, Schumi entend imposer sa Ferrari pour profiter de l’abandon de la McLaren Mercedes de Mika Häkkinen, leader du championnat du monde. Sortant des stands en trombe, Schumi se rabat violemment sur la Williams de son ancien coéquipier chez Mercedes en endurance, Heinz Harald Frentzen. Ce dernier doit abandonner, monoplace dans le gazon. Schumi sera ensuite pénalisé mais gagnera quand même la course devant Fisichella et Irvine.

Grand Prix de Belgique 1998: En tête sous le déluge, Schumacher enchaîne les records du tour. Alors que Häkkinen a abandonné au premier tour sous la pluie de Spa, Schumi creuse un écart abyssal sur Damon Hill (Jordan) et revient sur David Coulthard, à un tour. L’Allemand a une occasion unique de reprendre la tête du championnat du monde. L’Ecossais freine et Schumi le percute, finissant le tour sur trois roues. Une fois rentré au stand, Schumacher traite Coulthard d’assassin et en vient presque aux mains. Coulthard se défend et fustige Schumi dans la presse. Cependant, en 2003, Coulthard vivra la situation inverse avec Fernando Alonso (Renault) au Nürburgring et reconnaîtra que Schumi avait raison ce jour là en Belgique.

Eté 1999: Suite à son accident de Silverstone, Schumi s’est brisé les deux jambes. Opéré par le professeur Gérard Saillant, ami de Jean Todt et médecin du célèbre footballeur brésilien Ronaldo, Schumacher est en convalescence. Mika Salo le remplace chez Ferrari et épaule Eddie Irvine, nouveau leader de la Scuderia. Luca di Montezemolo, président de Ferrari, s’impatiente et veut faire revenir Schumi le plus vite possible. Ce dernier ne souhaite reprendre la compétition qu’en l’an 2000. Officiellement pour récupérer complètement, officieusement pour ne pas avoir à aider Irvine, avec qui le torchon brûle, dans sa quête du sceptre face à Häkkinen. Mais en téléphonant chez Schumi à Vufflens-le-Château, Montezemolo découvre que Schumi surestime son temps de récupération. Sa fille Gina-Maria le trahit en révélant par téléphone au président de la Scuderia que son père joue au football ... Or qui peut jouer au football peut piloter une F1. Et l’Allemand reprend le volant à Sepang, au Grand Prix de Malaisie.

Grand Prix du Japon 1999: Qualifié en pole, Schumi est l’auteur d’un départ médiocre face à Mika Häkkinen, qui doit gagner pour dépasser Irvine au classement et conserver son titre mondial des pilotes. L’Allemand n’attaque jamais le Finlandais tout en restant très proche de son rival, alors qu’Irvine troisième concède presque un tour aux deux géants.

Grand Prix de France 2000: Une fois de plus, Schumi use et abuse du règlement, changeant de ligne pour bloquer David Coulthard au départ. Plus tard dans la course, l’Ecossais montre un doigt vengeur en doublant la Ferrari de l’Allemand à l’épingle d’Adelaïde. La McLaren gagne à Magny-Cours et relance le débat sur les départs controversés de Schumacher, lequel s’appuie sur le règlement de la FIA.

Grand Prix d’Autriche 2001: Leader du championnat face à David Coulthard, Schumi n’est que troisième à Spielberg derrière Barrichello et Coulthard. Jean Todt ordonne par radio au Brésilien de se sacrifier. Rubinho s’exécute et laisse passer son chef de file, qui récupère deux points supplémentaires et limite les dégâts derrière la McLaren de Coulthard.

Grand Prix d’Autriche 2002: Leader hégémonique du championnat face à Juan Pablo Montoya (44 points à 23), Schumi est dominé tout le week-end par un Rubens Barrichello en état de grâce. Le brésilien tire la quintessence de la F2002 ... Jean Todt ordonne par radio au Brésilien de se sacrifier dans les derniers tours. Alors que Barrichello tente de négocier, et rappelle à Todt qu’une victoire est une victoire, le Français piège son pilote, qui vient de signer un nouveau contrat lucratif de porteur d’eau pour 2003 et 2004. Prisonnier de la Scuderia, Rubens laisser passer Michael ostensiblement dans le dernier virage, choquant le public et les observateurs.
Sifflés sur le podium, les pilotes Ferrari ne réalisent pas tout de suite l’ampleur des dégâts. Le public se sent floué, alors que l’hymne allemand retentit. Mais le podium est une mascarade. Barrichello vainqueur moral monte sur la plus haute marche et Schumacher n’assume pas son geste, restant sur la deuxième marche. La conférence de presse tourne au vitriol, les journalistes harcèlent Schumacher de questions acerbes. La FIA convoque Ferrari le mois suivant et interdit les consignes d’écurie, sauf si le titre mondial est en jeu.

Grand Prix des Etats-Unis 2002: Les Ferrari de Schumacher et Barrichello se dirigent vers un énième doublé en cette faste saison 2002 où la Scuderia écrase la planète F1. Schumi ralentit dans le dernier tour pour faire une belle photo avec Rubens. Ce dernier ne comprend pas, pensant que Michael lui cède la victoire. Michael accélère trop tard ... et Rubens gagne pour 11 centièmes, la morale du sport est une fois de plus violée, le meilleur n’a pas gagné. Le public d’Indianapolis ne comprend pas ... Commentaire d’un journaliste américain: Schumacher n’aurait pas fait pire en crachant sur Dan Gurney ou en brûlant le drapeau américain

Grand Prix de Monaco 2005: La saison 2005 sonne le chant du cygne de la Dream Team Ferrari, dont la clé de voûte est le quatuor Schumacher - Todt - Brawn - Byrne. Les jeunes Alonso (Renault) et Raikkonen (McLaren) se disputent la succession du Kaiser. Ce dernier bataille pour de petits points face à son frère Ralf (Toyota) et son coéquipier Barrichello. Tentant une manœuvre désespérée à la Rascasse dans les derniers tours, pour la septième place, Michael est vilipendé par Ralf et Rubens après la course.

Grand Prix des Etats-Unis 2005: Alors que les monoplaces équipées par Michelin boycottent la course pour raison de sécurité, les six F1 de Bridgestone (Ferrari, Jordan, Minardi) prennent le départ d’une parodie de Grand Prix. Michael bat son équipier Barrichello et devient malgré le symbole de cette polémique, qui ne grandit pas son aura.

Grand Prix de Monaco 2006: Luttant pour le titre face à un Alonso exceptionnel depuis le début de saison, Schumi craint de ne pas pouvoir partir en haut de la grille sur le circuit de la Principauté, tourniquet où il est impossible de dépasser à la régulière. L’Allemand s’immobilise au virage de la Rascasse et prétexte une erreur de pilotage à 100 km/h, ce que personne ne croit venant d’un septuple champion du monde. Alonso, Webber, Raikkonen et Fisichella sont gênés dans leur ultime tentative en qualification. Les commissaires relèguent finalement Schumi en dernière position sur le Rocher.



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MessageSujet: Re: [Pilote] Michael Schumacher   Sam 12 Fév 2011 - 8:26

Schumacher peut-il rebondir en 2011 ?
par Axel Borg le 24.11.2010

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Dominé par son coéquipier Nico Rosberg chez Mercedes, privé de podium en 2010, Michael Schumacher a vécu une saison compliquée pour son retour en Formule 1. Le Kaiser pourra-t-il inverser la tendance en 2011 et reconquérir son territoire perdu, celui des victoires?

Il aurait pu rester à Vufflens-le-Château, dans sa résidence suisse, au bord du lac Léman, avec femmes et enfants, à jouir du repos bien mérité, celui du guerrier. Il aurait pu rester un simple retraité du sport et contempler l’incroyable résistance de ses records à l’érosion du temps ... De 1991 à 2006, Michael Schumacher avait gagné 7 fois le championnat du monde et remporté 91 victoires (soit presque autant que Prost et Senna réunis, 51 + 41 = 92 victoires).

Fernando Alonso, Sebastian Vettel ou Lewis Hamilton ne sont pas prêts d’effacer les prestigieux records du Kaiser. Et pourtant, le pilote allemand a choisi en 2010 d’affronter à nouveau ces jeunes fauves ... Concurrencé férocement par Raikkönen et Alonso en 2005 et 2006, Schumacher est revenu car il a cédé à la tentation de l’adrénaline. Son come-back avorté chez Ferrari en 2009, suite à l’accident de Felipe Massa à Budapest, lui avait mis l’eau à la bouche. Un accident en moto avait contraint le Baron Rouge à abdiquer. Les contraintes physiques sur son cou étaient trop risquées pour envisager un retour avec la Scuderia. Luca di Montezemolo proposa finalement ce volant à Luca Badoer, complètement hors du coup face à un pilote de l’envergure de Kimi Raikkönen.


Mais quand Jenson Button quitta Brawn GP, phagocytée ensuite par Mercedes, Ross Brawn proposa à Michael Schumacher de reprendre du service.
La conversation entreBrawn et son ancien pilote chez Benetton et Ferrari avait eu lieu sur la grille de départ d’Abu Dhabi, pour l’ultime course de la saison 2009. Les places étant prises chez Ferrari par le duo Alonso - Massa pour 2010, seule l’option Mercedes était donc possible pour Schumacher parmi les top teams. Aux Emirats, Michael Schumacher avait mis son veto à ce retour, avant de changer d’avis trois semaines plus tard ... Le Kaiser rejoignait donc Nico Rosberg chez Mercedes ... Les médias allemands étaient en effervescence, le septuple champion du monde allait retrouver Fernando Alonso, et découvrir la nouvelle génération des Lewis Hamilton, Sebastian Vettel ou Robert Kubica.

L’annonce officielle fut faite le 23 décembre 2009. Schumacher rejoignait Mercedes, qui l’avait aidé à rentrer en F1 en 1991. Jochen Neerspach avait usé de son influence pour convaincre Eddie Jordan de donner une chance au jeune espoir allemand, le plus prometteur parmi le trio Wendlinger - Frentzen - Schumacher. Engagé par la suite par Benetton à la suite d’une violente procédure judiciaire arbitrée au Villa d’este du lac de Côme par Bernie Ecclestone, Schumacher avait été recontacté par Mercedes en 1994, quand le constructeur allemand sortait de l’ombre d’Ilmor en tant que motoriste de Sauber, l’écurie helvétique ayant débarqué en 1993 dans les paddocks. Mais fort du soutien de Flavio Briatore chez Benetton, Michael Schumacher avait décliné l’offre de Mercedes. La suite lui avait donné raison, avec deux titres mondiaux en 1994 et 1995, Williams-Renault étant rapidement orpheline d’Ayrton Senna après son tragique accident d’Imola.


L’attente était donc grande en voyant Schumacher revenir en F1 pour 2010 ... La pression était sur le Kaiser à Bahreïn pour l’ouverture de la saison, éclipsant même les deux transferts évènement de l’intersaison, le passage de Fernando Alonso chez Ferrari et celui de Jenson Button, champion du monde en titre, chez McLaren... Septième de sa première course, Schumacher est dominé en qualification comme en course par son coéquipier Nico Rosberg. A part quelques coups d’éclat (Barcelone, Istanbul,Spa Francorchamps, Suzuka), le Kaiser a subi la domination de son jeune coéquipier toute l’année chez Mercedes. Rosberg a imposé saférule à l’homme quiavait détruit jusqu’alors tous ses coéquipiers en F1, de Nelson Piquet à Felipe Massa en passant par MartinBrundle, Riccardo Patrese,Jos Verstappen, Johnny Herbert, Eddie Irvine ou encore Rubens Barrichello.

Au final, Schumacher boucle 2010 sans la moindre victoire, pour la première fois depuis 1991 (il avait signé au moins un succès chaque année de 1992 à 2006), ni même le moindre podium. Neuvième du championnat du monde avec 72 points, Schumi termine donc loin de Rosberg, septième avec 142 points.


Clé de voûte de Mercedes, le fils de Keke a confirmé toute sa virtuosité et sa classe entrevue chez Williams de 2006 à 2009. L’échec de Schumacher trouve un écho dans d’autres come-backs plus ou moins réussis en F1 ... Celui d’Alan Jones en 1986 chez Lola, celui de Nigel Mansell en 1995 chez McLaren, celui de Jacques Villeneuve en 2004 chez Renault pour ne citer que les plus gros fiascos, sans oublier le retour avorté d’Emerson Fittipaldi début 1984, le double champion du monde brésilien ayant perdu tout son crédit dans l’aventure Copersucar (1976-1980) entamée avec son frère Wilson. Mais même ceux qui avaient retrouvé le chemin de la victoire, comme Niki Lauda chez McLaren (retour en 1982, 3e titre mondial en 1984) ou Alain Prost (retour et 4e titre mondial en 1993), étaient moins rapides qu’auparavant ... Certes, le Viennois et le Français n’avaient rien perdu de leur science. Certes, Prost avait su se sublimer pour conquérir la pole en 1993 à Silverstone face à son coéquipier chez Williams-Renault, Damon Hill.
Mais il n’était plus aussi fort qu’avant, tout comme Lauda. Le verdict du chronomètre est le même pour Schumacher, à 41 ans ...

Reste à savoir désormais quelle est la cause majeure de cet échec ... Certes, il est indéniable que la voiture n’a pas été à la hauteur. Mercedes n’a pas su pérenniser en 2010les victoires 2009de Brawn GP. D’un autre côté, quel que soit le niveau de sa monture, un pilote se doit de dominer son coéquipier, qui est son premier adversaire en piste. Or Michael Schumacher a échoué face à Nico Rosberg.
Certains avancent une explication, peu crédible, sur le fait que le Kaiser n’est pas intéressé de se battre pour la septième ou la huitième place dans le peloton. Seule la victoire l’intéresse, lui qui a collectionné les douches au champagne pendant tant d’années sur les podiums du monde entier ...
Mais Schumacher devrait être au zénith de sa motivation pour son come-back en 2010. Le pilote allemand devrait être affamé, même pour les miettes du festin partagé par Alonso, Vettel, Hamilton ou Webber en tête de course ...


De plus, la vraie compétition automobile repose sur le simple postulat qui commande à un pilote de devoir dépasser le concurrent qui le précède. Que Schumacher et Mercedes aient décidé après Budapest de concentrer leurs efforts sur 2011 est indéniable, mais une fois en piste, dans le cockpit de sa flèche d’argent, le pilote allemand est redevenu un tigre, un fauve impitoyable. La preuve avec le navrant épisode qui a impliqué Schumacher face à son ancien coéquipier brésilien chez Ferrari, Rubens Barrichello pour une médiocre dixième place. Aussi dangereuse et peu fair-play soit cette manœuvre, elle démontre en tout cas que Schumacher n’a rien perdu de sa combativité et ne supporte pas de se faire attaquer par un pilote rival ... Ce fut aussi le cas au Canada avec des duels musclés contre Kubica ou Massa.

Si le panache et la combativité sont toujours des vertus du pilote Schumacher, il est possible qu’à quarante ans passés, malgré une impeccable préparation sur le plan physiologique, le Baron Rouge ait perdu un peu de sa légendaire virtuosité, que ses réflexes soient moins bons de quelques millièmes de seconde, ceux qui font justement la différence entre un excellent pilote et un mythe du pilotage tel que Nuvolari, Caracciola, Fangio, Ascari, Moss, Clark, Lauda, Peterson, G.Villeneuve, Prost ou Senna ...


Pourtant, Schumacher avait deux atouts en 2010 ... Excellent metteur au point il était le seul avec Barrichello à avoir connu une F1 sans ravitaillements en essence (de 1991 à 1993) et le seul avec Barrichello et Trulli à avoir roulé en pneus slicks (de 1991 à 1997). En 1997, les slicks qui équipaient la F310B de Schumacher était des Good Year. Bridgestone débutait alors en F1. En 2010, les gommes du manufacturier japonais n’ont jamais semblé convenir au pilote allemand, handicap rédhibitoire quand on sait l’importance des pneus en F1 (puisqu’ils sont le facteur majeur d’adhérence d’un bolide). Mais Schumi a rencontré un autre grain de sable inattendu, la Mercedes ne correspondant pas à son style de pilotage. Jusque là, à l’exception de la F310 (1996) conçue par John Barnard, toutes ses monoplaces avaient été dessinées par Rory Byrne. Chez Benetton comme chez Ferrari, les bolides de l’ingénieur sud-africain étaient nerveuses du train avant. L’inconvénient d’une telle option technique étant le fort risque de survirage pour le pilote. Et c’étaitle secret de Michael Schumacher, pilote virtuose, de tirer la quintessence d’une telle voiture en gérant parfaitement le train arrière, ce qui ne convenait pas forcément à ses coéquipiers ...

En 2010,la Mercedes conçue dès 2009 par Ross Brawn n’a pas forcément été pensée pour Michael Schumacher, puisqu’à l’époque les deux pilotes titulaires du patron anglais avaient pour nom Jenson Button et Rubens Barrichello. Les énormes difficultés du Kaiser en début de saison n’étaient pas dues qu’à la période de rodage ... Certes son coéquipier Nico Rosberg a continué de dominer jusqu’en fin de saison, mais la première évolution sérieuse de la monoplace argentée, intervenue à Barcelone, a justement servi à réadapter le bolide de Mercedes au style de pilotage de Schumi.

Orphelin d’Ayrton Senna en1994, Michael Schumacher n’avait jamais rencontré une opposition aussi dense qu’en 2010. Ce n’est pas faire injure à D.Hill, J.Villeneuve, Alesi, Berger, Frentzen,Häkkinen, Coulthard, Barrichello, Irvine,Montoya, ou même Raikkönen que de reconnaître l’exceptionnelle qualité du plateau actuel ... Avec Fernando Alonso, Lewis Hamilton, Sebastian Vettel et Jenson Button, quatre champions du monde, Robert Kubica, Mark Webber ou Nico Rosberg, pilotes qui mériteraient une couronne mondiale, sans oublier Felipe Massa, Adrian Sutil ou Kamui Kobayashi, la F1 moderne dispose vraiment de pilotes de qualité.

Une seule période de l’Histoire fut aussi dense en pilote des qualités, les années 70 avec Stewart, Lauda, Peterson, Cevert, Emerson Fittipaldi, Regazzoni, Ickx, Hunt, Scheckter, Jones, Reutemann, Mario Andretti, Gilles Villeneuve ...

En 2003, Michael Schumacher avait prouvé savoir combattre avec panache dans l’adversité face aux McLaren et autres Williams équipées de pneus Michelin. Face à la jeune génération Montoya et Räikkönen, le Kaiser avait mangé son pain noir pendant les courses estivales (remontée à Silverstone, crevaison à Hockenheim, reddition à Budapest en cédant un tour au leader Alonso ...). Puis la Scuderia Ferrari et son champion avaient fini par terrasser le clan Bibendum avec deux victoires sensationnelles à Monza et Indianapolis ... Ce sixième titre mondial du Baron Rouge en 2003 avait sans doute été le plus difficile de tous à conquérir.


Si jamais le Kaiser devait ceindre une huitième couronne mondiale et battre son propre record, nul doute qu’il remonterait dans l’estime de ces détracteurs, ceux qui lui reprochent, à l’inverse de Prost ou Senna, d’avoir toujours refusé une confrontation à armes égales avec un coéquipier de talent (notamment dans l’optique de 2007 en prenant une retraite anticipée alors que Kimi Raikkönen signait chez Ferrari sans bien entendu un contrat de N°2 ...). De 1994 à 2006, il est reproché à Schumacher, d’avoir dominé une F1 trop faible en talents ...L’argument généralement utilisé est que l’Allemand a étendu son hégémonie avec Ferrari de 2000 à 2004 (5 titres et 48 victoires en cinq ans), mais certains ont la mémoire courte, oubliant que Michael Schumacher a connu le doute, l’échec, la malchance et même la honte de 1996 à 1999 ... le doute en 1996 avec une Scuderia Ferrari aussi fragile qu’un château de cartes, l’opprobre en 1997 avec le fameux épisode de Jerez contre Jacques Villeneuve, l’échec en 1998 face à la flèche d’argent de Häkkinen et l’infortune en 1999 avec l’accident de Silverstone ... A la différence de Graham Hill, qui a affronté Clark chez Lotus, de Ronnie Peterson, qui a défié Emerson Fittipaldi chez Lotus, de Gilles Villeneuve, qui a été le coéquipier de Jody Scheckter chez Ferrari, de Niki Lauda, qui a vaincu Alain Prost chez McLaren, d’Alain Prost, qui avait accueilli le loup Ayrton Senna dans la bergerie de Woking, de Kimi Raikkonen, qui a relevé le défi Montoya en 2005 chez McLaren,ou encore de Lewis Hamilton, qui a fait jeu égal avec Fernando Alonso en 2007 chez McLaren, Michael Schumacher n’a jamais accepté un autre pilote de fort calibre chez Benetton ou chez Ferrari. A l’exception de Nelson Piquet, le triple champion du monde brésilien dont il avait provoqué la retraite en 1991, le Kaiser a donc toujours régné en despote éclairé sur ses écuries. Mais, à la différence de bien d’autres pilotes, Schumacher n’a pas eu peur d’hypothéquer des victoires en 1996 et 1997, en relevant le prestigieux défi Ferrari, où même Prost avait échoué en 1990, sa splendide campagne échouant en queue de poisson dans les graviers de Suzuka, conséquence d’un accrochage avec Ayrton Senna, vengeance du destin prononcée par l’inoubliable Brésilien. Mangeant son pain noir jusqu’en 1999, Michael Schumacher a gravi l’Everest par la face la plus difficile, quittant fin 1995 le clan Renault pour Ferrari, à l’époque où le Losange dominait outrageusement la F1 avec une razzia de victoires partagée par Benetton et Williams. Le troisième titre du pilote allemand, en 2000, fut une délivrance, avant l’avalanche de triomphes qui dura jusqu’en 2004 ...

En 2011, Michael Schumacher aura donc une épée de Damoclès au-dessus de la tête ... Le défi sera triple: retrouver le chemin de la victoire, convaincre qu’il peut dominer la nouvelle génération des Vettel, Hamilton, Alonso et autres Kubica, et surtout reconquérir le territoire perdu chez Mercedes face à la jeunesse insolente de Nico Rosberg ... Sinon, il est probable qu’on ne verra pas l’homme le plus titré de l’Histoire de la F1 sur les circuits en 2012 ...


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Asca




MessageSujet: Re: [Pilote] Michael Schumacher   Sam 12 Fév 2011 - 10:54

C'est marrant que ce sujet sur Michael Schumacher ait peu de retour, je croyais être le seul à pas pouvoir l'encadrer Rire Rire

Enfin, il fait parti de l'histoire MB, faillait bien le citer Rolling Eyes
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MessageSujet: Re: [Pilote] Michael Schumacher   Sam 12 Fév 2011 - 10:57

Rire Rire Rire Je crois qu'il y a un peu, un tout petit peu trop de sexede texte MDR MDR MDR
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Asca




MessageSujet: Re: [Pilote] Michael Schumacher   Sam 12 Fév 2011 - 11:08

Cela dit si un fan tombes dessus, il va apprécier clin doeil
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MessageSujet: Re: [Pilote] Michael Schumacher   Sam 12 Fév 2011 - 11:43

Citation :
Néanmoins, je reconnais que son retour très risqué en 2010, m'a bluffé, l'homme n'avait plus rien à prouver et beaucoup à perdre, son retour n'a pas été convainquant en 2010, qu'en sera t-il en 2011, c'est le sujet que je me propose d'aborder dans les posts suivants. Mais avant de nous projeter dans l'avenir, jetons un regard en arrière sur la carrière du Baron Rouge esquissée par petites touches....

Pas fan du bonhomme mais il faut reconnaitre qu il a du talent et il en avait déja avant de venir en F1

maintenant concernant son retour en F1 je me rappele avoir vu un communiqué sur service pub ou ils disaient que en fait ils s en foutaient un peu des résultats mais que cela leurs faisait une telle pub a l international que cela n avait que peu d importance

il faut savoir que 30 pays qui ne retransmettaient plus les GP ont payé des droits suite au retour de shumi


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MessageSujet: Re: [Pilote] Michael Schumacher   Sam 12 Fév 2011 - 11:56

C'est assez relatif, si l'écurie Mercedes se fait "taper" régulièrement par ses écuries clientes, ça risque de devenir contre productif, quand à Schumacher, je ne pense pas qu'il soit revenu pour s'amuser ou faire de la figuration, si cette année, il n'a pas de résultat, je pense qu'il raccrochera son casque, ou qu'il sera poussé aimablement vers la sortie surtout si Nico Rosberg lui met régulièrement la pige.

Maintenant, Schumacher est un redoutable metteur au point et s'il a été associé à la réalisation de la nouvelle monoplace, nul doute qu'il saura en tirer la quintessence, reste le handicap de l'âge.... est-ce que l'expérience compensera....

Alcool Blanc
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MessageSujet: Re: [Pilote] Michael Schumacher   Sam 12 Fév 2011 - 12:28

Moi perso je l'aime bien il a du charisme et c'est un grand pilote alors le fait qu'il soit chez Mercedes GP me fait plaisir car il l'avait promis que lorsque Mercedes recréerait son écurie il y reviendrait,et il a tenu ses promesses.Après le voir piloter est un régal pour les yeux car sur la piste il impose le respect par ses talents et ses surprises.Et surtout c'est un metteur au point remarquable pour les F1 et il s'est donné 3 ans pour revenir au plus haut niveau.
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MessageSujet: Re: [Pilote] Michael Schumacher   Lun 28 Fév 2011 - 10:21

pour les fans de Michael shumacher, (j'aime faire faire plaisir parfois à ceux qui n'ont pas les mêmes gouts que moi) Amusé

un petit complément de sa biographie

Michael Schumacher est né dans le petit village d'Hurth-Hermuhleim près de Cologne le 3 Janvier 1969. Il débute très tôt dans les sports mécaniques grâce à un karting bricolé par son père.

" Son petit bolide peut monter à 45 km/h. Le véhicule a été construit à partir de pièces détachées dont une pédale de voiture et le moteur d'une petite mobylette. Quant au réservoir d'essence, c'est une boite de conserve " aime à expliquer Rolf, le père de Michael.
..

Il évolue sur un circuit de karting situé à Kerpen-Horrem et fait déjà sensation du haut de ses 4 ans !

Nous sommes en 1973, Schumi devient le plus jeune pilote de karting d'Allemagne.

C'est dans cette même année que Schumi aura son premier article dans la presse, intitulé :

Petit mais rapide

"Il est vraisemblablement le plus jeune pilote de karting Allemand, et il vit à Niederaubem. Son nom est Michael Schumacher et il a quatre ans. Le petit pilote et son père sont membres du club de karting de Rennsportfreunde Graf Berghe von Trips depuis bientôt quatre semaines."


A 6 ans, alors qu'il devient "grand frère" du petit Ralf qui vient de naître, Michael devient le plus jeune membre du club de Kerpen. Son père lui offrit alors un autre kart.

" C'était probablement le kart le meilleur marché que j'aie jamais vu. Il avait un moteur 100 cm3, et mon père l'avait construit à partir de pièces jetées par d'autres membres du club. Il a d'ailleurs dû couper le châssis, parce qu'il était trop long pour moi. Mais il marchait, j'ai même gagné des courses à son volant."



Afin de continuer dans cette voie, il dut faire appel à un financier afin de payer les nouveau moteur à 800 marks, somme exorbitante pour les Schumacher. Jurgen Dilk fut cet homme, c'était un homme d'affaire qui appréciait le jeune Schumacher et qui voyait en lui un grand champion. Il le poussa à la compétition, parcourant à ses côtés (ainsi que son père) les pistes d'Allemagne afin qu'il puisse montrer toute l'étendue de son talent.





En 1976, les parents de Michael, décrochent tous deux un emploi sur la piste de Kerpen. Rolf travaille alors sur la piste de karting de Kerpen-Horrem, Elisabeth s'occupe quant à elle de la brasserie de la piste. Michael peut alors piloter quand il veut et améliorer son jeune pilotage.





Schumi a 11 ans et assiste au Championnat du Monde de Karting à Nivelles (Belgique) et découvre son idole : Ayrton Senna.

" Senna était mon idole. J'avais à peine dix ans lorsque je l'ai vu au volant d'un Kart. Je me suis demandé à l'époque qui pouvait bien être ce type qui allait aussi vite ! Le voir conduire et doubler dans son style si personnel était quelque chose de grandiose. Avec mes yeux de dix ans j'avais l'impression que j'avais devant moi quelqu'un de très spécial. "

En 1984, Michael a 15 ans et remporte le Championnat d'Allemagne Junior de Karting.

En 1985, pour la 2e année consécutive, il remporte à nouveau le Championnat d'Allemagne Junior de Karting et devient Vice-Champion du monde de Karting (Le Mans - France).

En 1986, Schumi passe dans la catégorie sénior en karting et il va disputer trois championnats !

Résultats:

- 3e du championnat d'Allemagne (47 Pts)
- 2e du championnat d'Europe du Nord (Göteborg)
- 3e du championnat d'Europe

Parallèlement à sa carrière sportive, Michael décide d'arrêter l'école.
N'étant pas vraiment pas passionné par les études, il arrêtera après son 1er cycle d'études.

"Je détestais devoir rester sur un banc, écouter et apprendre."


Il entre ensuite comme apprenti chez un concessionnaire Volkswagen et BMW où il gagne 450 DM par mois (environ 1450 FF) pour nettoyer et vidanger les voitures des clients.
C'est là qu'il apprend véritablement la mécanique, des connaissances qui lui apporteront un atout supplémentaire dans sa formidable carrière.



En 1987, Michael décroche les titres de Champion d'Allemagne (127 points !) et Champion d'Europe de Karting.

Il se voit alors "offrir" un test au volant d'une Formule Ford 1600 par le team manager de Eufra, Peter Sieber. Mais les 500 DM demandés étaient hors de portée de la famille Schumacher qui était toujours aussi peu fortunée et qui avait pour principe de ne jamais emprunter d'argent.

Surpris du motif du refus, Sieber décida de lui offrir et ne fut pas déçu de sa prestation. Mais l'engagement en Formule Ford pour la saison 1988 allait coûter très cher, et ce fût Dilk qui permis à Michael de disputer le championnat..
Schumi dira de cet homme :

"Il était comme un père, un pasteur et un professeur enveloppé dans une seule personne."

En 1988, Schumi arrête le Karting et court donc en Formule Ford 1600 pour Eufra.
Il décida également de courir en Formule König, car un volant lui avait été gracieusement offert par Hoecker, concessionnaire Lamborghini.




Et pour sa 1ère participation, il devient champion de Formule König en remportant 9 courses sur 10 !!! (192 points !) mais également Vice Champion d'Europe de Formule Ford 1600...

Malgré ses résultats brillants, l'évolution de sa carrière se trouva bloquée par le manque de moyens financiers et l'inscription en Formule 3 était inaccessible au jeune pilote allemand.

Une fois de plus, le destin allait frapper à la porte de Schumi en la personne de Willy Weber, un riche homme d'affaires de Stuttgart qui va devenir son mécène puis son manager.




Ce dernier est impressionné par le pilotage de Michael :

" En 1988, je suis allé au Salsburgring, en Autriche. Un seul m'a vraiment impressionné par son style. Il était septième sur la grille de départ et il avait pris la tête avant la fin du premier tour. Je me suis dit qu'il me le fallait pour mon écurie."

Après un court essai, l'allemand se montra plus rapide que le pilote titulaire. Schumacher alla alors voir Weber en lui disant qu'il n'avais pas d'argent mais Weber lui répondit qu'il n'avait besoin que de son pilotage et lui versa un salaire. C'était la fin des problèmes financiers de Michael Schumacher qui pouvait enfin conduire sans se soucier de savoir s'il pourrait continuer sa carrière.

C'est donc tout naturellement que Schumi allait courir en Formule 3 au sein de : WTS Motorsport, l'écurie de Willy Webber.

" Dés l'instant où Michael grimpa dans la voiture, je sus que je tenais un oiseau rare. Il y avait quelque chose dans sa manière de piloter qui m'a plu. Je savais alors que c'était lui. "

En 1989, dans la première année de cette collaboration, Schumi remporte 3 courses et monte 6 fois sur le podium, terminant le championnat à égalité avec Heinz-Harald Frentzen à la deuxième place juste derrière un certain Karl Wenlinger.

Hors-championnat, il remporte le GP d'Hockenheim.



En 1990, 2ème saison en F3 chez WTS Motorsport et cette fois, Michael devient champion d’Allemagne de Formule 3 (148 Pts, 5 victoires, 6 pole-positions).

Hors championnat de F3, il remporte également les courses de Mont Fuji et de Macao, où il devance notamment Mika Hakkinen. Il s'agit de courses en deux manches et à Macao, Mika Häkkinen avait remporté la première. Mais durant la seconde, Schumacher réalisa un magnifique dépassement sur Mika. Ce dernier tenta de revenir et toucha Michael dans le denier tour. Mika abandonna mais pas Schumi.




Ses 2 victoires lui permettent de décrocher un chèque de 20.000 £ (Environ 150000 fr.) qu'il donne à une œuvre humanitaire...

"J'avais peu de moyens à l'époque, mais cet argent n'était pas prévu. Il venait en plus de mon budget et je n'en avais pas vraiment besoin. J'ai préféré le donner à ceux qui en auraient plus l'usage que moi."

Cette même année, il participe ensuite au championnat du monde d’endurances des sports-prototypes au sein de l’écurie Sauber-Mercedes, plus précisément dans le Mercedes Junior Team. Il a pour coéquipier Karl Wendliger et Heinz Harald Frentzen. Il remporte une victoire et marque 21 points.




C'est à cette époque qu'il prend conscience de la nécessité d'une préparation optimale. Mercedes et Webber lui associe un préparateur physique afin de parfaire au mieux sa condition. Il se montre très exigeant envers lui-même, il n'hésite pas à travailler plus dur que demandé, ou à suivre un régime aussi stricte soit-il. Malgré ses 21 ans, Schumi se montre très professionnel.

Une anecdote mémorable est à signaler : l'équipe vit un jour arriver Schumi en train au Castellet pour une séance d'essais, ce qui n'était pas normal puisqu'il devait arriver d'Allemagne en voiture. L'équipe le questionna et il dut avouer qu'il s'était fait flashé à plus de 200 km/h par un radar de la police française...



En 1991, Schumi a 22 ans, il est engagé avec Karl Wendliger et Fritz Kreuzpointner pour participer aux 24H du Mans.




Lors de son "rush" nocturne, Michael signera le record du tour en course cette année. Malheureusement, trop d'erreurs les feront terminer 4ème !


"Courir avec Mercedes a été une expérience incroyable, non seulement avons-nous piloté des machines très sophistiquées, aussi puissantes que la Formule 1, mais en plus avons-nous travaillé avec des coéquipiers très expérimentés."

A cet époque, Michael espère entrer bientôt en Formule 1, avec Mercedes.

Il sera entendu puisque par un étrange concours de circonstances, c’est la F1 qui va lui ouvrir ses portes.


Didier ANDLAUER - http://www.schumacher-f1.fr.st - Page créée le 17/11/2002. Dernière modification le 21/12/2003.

Biographie réalisée par Thomas COUE, webmaster du site http://site.voila.fr/Schumi. Un grand merci pour son autorisation de reproduction.


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MessageSujet: Re: [Pilote] Michael Schumacher   Jeu 18 Aoû 2011 - 7:47

F1: Schumacher évoque son possible départ
Source : le Blog Auto





Michael Schumacher Mercedes GP F1

Schumacher évoque son possible départ Revenu l’an passé en F1 après trois années de retraite, Michael Schumacher n’avait sans doute pas imaginé un retour aussi difficile dans la discipline qui l’a consacré. Pourtant, après une saison et demie chez Mercedes GP, force est de constater que le Kaiser a perdu de sa superbe. La faute à un manque de motivation ? Peut-être bien selon lui.

Pour la première fois depuis son retour, le discours du septuple champion du monde a clairement évolué. Dans un entretien accordé au Corriere dello Sport, Schumi suggère à demi-mots que l’un des problèmes de l’équipe pourrait être son comportement pas aussi assidu et impliqué qu’au temps de ses années Ferrari: « Je suis arrivé chez Mercedes avec une tâche spécifique: ne pas gagner à tout prix mais grandir avec cette équipe. Peut-être est-ce moi le problème ? Il est vrai que je suis plus détendu que je ne l’étais auparavant et je ne sais pas si mon état ​​d’esprit est bon pour l’équipe. »

Mais, alors qu’aussi bien lui que Ross Brawn claironnaient jusqu’à très récemment qu’il irait jusqu’au bout de son contrat de trois ans, voici que l’Allemand ne ferme pas la porte à un retrait anticipé dès la fin de la saison actuelle: « Dans quelque temps, nous évaluerons si je dois continuer ou me retirer », a ainsi conclu le pilote Mercedes.

Dans un tel cas de figure, le baquet laissé vacant reviendrait probablement à Paul di Resta, le jeune protégé écossais de la firme à l’étoile, qui a laissé entrevoir un potentiel des plus intéressants après sa première demi-saison chez Force India.
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MessageSujet: Re: [Pilote] Michael Schumacher   Ven 19 Aoû 2011 - 12:11

Très complet ce sujet sur schumacher, bravo Bob. D accord

J’ai tout lu Cool , ça m’a appris pas mal de chose sur lui, c’était un prodige du pilotage depuis qu’il a 4 ans, il était vraiment en avance.. ! Je ne savais pas qu’il avait participé à des grands prix, en même temps qu’Ayrton Senna et Alain Prost, il restait doucement derrière eux..

Dommage que ses victoires, ont été apparemment facile, du manque de concurrent à l’époque, (Alain prost à la retraite, et le décès d’Ayrton Senna.. )

La controverse la plus énorme, je trouve c’est celle-ci . Rire

« Grand Prix des Etats-Unis 2002: Les Ferrari de Schumacher et Barrichello se dirigent vers un énième doublé en cette faste saison 2002 où la Scuderia écrase la planète F1. Schumi ralentit dans le dernier tour pour faire une belle photo avec Rubens. Ce dernier ne comprend pas, pensant que Michael lui cède la victoire. Michael accélère trop tard ... et Rubens gagne pour 11 centièmes, la morale du sport est une fois de plus violée, le meilleur n’a pas gagné. Le public d’Indianapolis ne comprend pas ... Commentaire d’un journaliste américain: Schumacher n’aurait pas fait pire en crachant sur Dan Gurney ou en brûlant le drapeau américain »


Sinon l’expérience serait un atout pour lui aujourd’hui, mais pourquoi l’âge serait en sa défaveur, à cause d’une baisse de dynamisme ??

Parce que d’après ce qu’on peut lire, c’est plutôt la monoplace, qui n’est pas du tout adapté à sa conduite, et les pneux ont eux aussi joué en sa défaveur..
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MessageSujet: Re: [Pilote] Michael Schumacher   Ven 19 Aoû 2011 - 20:40

Citation :
Sinon l’expérience serait un atout pour lui aujourd’hui, mais pourquoi l’âge serait en sa défaveur, à cause d’une baisse de dynamisme ??

La forme physique est une chose, Schumi souffre du dos, mais surtout la conscience du danger se fait plus grande au fil des saisons, surtout lorsqu'on a une famille.

Du temps de Senna / Prost c'était flagrant. Senna prenait des risques insensés que Prost n'était plus prêt à prendre, en Grande Bretagne sous un déluge, il rentre au Stand et descend de sa voiture estimant que la victoire ne valait pas la peine de se tuer. A l'époque tous les commentateurs s'étaient déchainés contre lui... En performance pure, il n'était plus aussi rapide mais son expérience et son sens tactique compensait.

Pour revenir à Shumi, ce qui est étonnant c'est qu'il semble avoir perdu ses qualités de metteur au point ou alors la Mercedes est vraiment ratée bah

Trinkaf
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MessageSujet: Re: [Pilote] Michael Schumacher   Sam 20 Aoû 2011 - 0:34

Ok d'accord, merci pour ces explications, beaucoup de chose entre en jeu.. du point de vue moral. Loupe
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MessageSujet: Re: [Pilote] Michael Schumacher   Ven 26 Aoû 2011 - 17:15

J'ai lu que Frentzen était le plus rapide des trois en 1990 (il a pourtant été peu aligné en course)

comment se fait-il qu'il n'ait plus été membre de la Junior team en 1991 ? Quelqu'un sait-il ce qui s'est passé ?
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MessageSujet: Re: [Pilote] Michael Schumacher   Ven 26 Aoû 2011 - 17:21

Coucou Salut supermonty

Citation :
L’amitié entre Schumacher et Frentzen vole en éclats quand Corinna Betsch quitte Heinz-Harald pour Michael.

Ceci explique peut-être cela clin doeil

Biere
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MessageSujet: Re: [Pilote] Michael Schumacher   Ven 26 Aoû 2011 - 17:43

elle n a peut être pas perdu au change Amusé
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MessageSujet: Re: [Pilote] Michael Schumacher   Dim 22 Jan 2012 - 17:26

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MessageSujet: Re: [Pilote] Michael Schumacher   Dim 22 Jan 2012 - 18:03

Excellent! Bravo
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MessageSujet: Re: [Pilote] Michael Schumacher   Mar 3 Juil 2012 - 16:22

Pour en savoir plus sur Michael Schumacher un article complet lui est consacré dans Étoiles passion N° 9 (Avril / mai / juin 2010)

Le retour de l'enfant prodigue

Le retour en Formule 1 de Michael Schumacher a fait du bruit à divers titres. Notamment parce qu'il revenait au sein de la nouvelle écurie Mercedes GP Petronas. C'est en effet Mercedes qui lui mit le pied à l'étrier au sein de son organisation Junior Team de Formule 3, puis surtout en lui confiant le volant des puissantes Sauber-Mercedes C11 et C291 en 1990 et 1991.




Pas d'atomes crochus entre Schumacher et le DTM en 1990... Voir : ICI



Michael Schumacher terminera 5e des 24 heures du Mans 1991 sur sa Sauber-Mercedes C11.



Le Palmarès de Schumacher en Groupe C, en 1990 et 1991.


http://www.etoilespassion.com
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